29-06 Briser ses chaînes

Mon silence a été long… encore une fois. Mais il était plus que jamais positivement nécessaire. Depuis ma deuxième retraite, beaucoup de choses se sont bousculées. Et je peux désormais affirmer ce que j’espérais depuis plusieurs mois : les retraites me sortent du burnout à une vitesse vertigineuse.

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10 juin : nourrir le bon loup

Les jours passent et je néglige à nouveau ce blog. Écrire reste difficile même si salutaire. Tout se bouscule en moi. Les « éléments extérieurs » se déchaînent depuis quelques semaines et j’y résiste difficilement. Les crises d’angoisse sont à nouveau tellement fréquentes que j’en suis épuisée. Mais bizarrement, le moral reste bon. Je pense vraiment avoir trouvé les clés pour ne pas retomber en dépression, elle est toujours là mais je la contrôle. J’ai conscience qu’il y a deux loups en moi et je fais tout pour nourrir le bon.

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25 mai, le retour

Eh oui, c’est déjà fini. Je n’ai plus pris le temps d’écrire alors que j’ai plein de choses à dire… Mais je te parlerai encore de cette retraite car j’y ai à nouveau fait des supers bons en avant. C’est impossible de faire ça en cabinet, le temps manque pour arriver à de véritables prises de conscience. Que faire et que dire en une heure de temps quand tant de choses se bousculent en nous ?

Mon défi était de taille pour le retour. Il faut savoir que je suis une grande rêveuse, excessivement distraite et maladroite. Pour couronner le tout, j’ai un tel sens de l’orientation que je suis capable de me perdre dans ma propre maison (oui, bon, OK, j’exagère… Mais a peine 😉). Et vu que ma famille est très pieds sur terre, on a toujours eu tendance à me surprotéger et à tout faire à ma place. Pour éviter les dégâts 😂 Je vous assure que j’en ai donnés des cheveux blancs à ma maman qui est déjà tant angoissée à la base. Avec moi, elle n’était jamais rassurée…

Je suis la première à rire de moi-même et mon entourage et moi rions donc souvent de mes bêtises. A un tel point que lors de réunions de famille, mes cousins me demandent toujours quelle est ma dernière connerie. Mais, à force, j’ai vraiment des grandes angoisses quand je fais quelque chose seule. J’ai beaucoup de croyances limitantes au niveau de la débrouillardise. Pourtant, je sais que j’ai un côté très débrouillard en moi… Mais à ma façon 😉

Et là, pour le retour, je suis seule. J’ai donc du conduire jusqu’à la société de location de voitures où j’ai loué ma belle petite mini, pour ensuite rejoindre l’aéroport en navette. J’y suis d’ailleurs, à l’aéroport. J’avais compté très large (mon vol décolle dans deux heures et demi) par peur d’avoir des couacs. Mais non, j’ai géré comme un chef. J’insiste vraiment sur l’impact que ce genre d’expériences a sur le cerveau. Il n’y a que comme ça qu’on peut modifier nos croyances limitantes. J’étais une boule d’angoisse ce matin, sans ma psy je serais partie vers 9h du matin tellement j’avais peur de me tromper de partout. Là, je ressens la fierté d’y être arrivée. La prochaine fois, ce sera à nouveau difficile mais je pourrai me rappeler ce jour pour me rassurer sur le fait que j’en suis capable. Et ainsi de suite. Plus j’affronte cette peur, plus mon cerveau sera conforté dans le fait que j’en suis capable. Et un jour je le ferai sans que ce soit encore vécu comme un défi (j’en aurai d’autres, pas de souci, j’ai plein d’idées 😂).

Voilà voilà, je vais un peu flâner maintenant. Je te retrouve à Bruxelles. ❤️

21 mai : deuxième jour de retraite

Ici, Je suis entourée d’autres personnes hypersensibles et je suis, du coup, confrontée à leur richesse. Aurais-je la même en moi ? Ils ont l’air, eux aussi, d’en douter à un tel point alors que ça saute aux yeux que ce sont des personnes formidables.

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17 mai : Prendre soin des secondes

Aujourd’hui, je ressens très fort l’envie de vivre. J’en ai marre de cette maladie, marre de tout analyser, marre de devoir calculer chacun de mes faits et gestes. J’ai tellement peur des crises d’angoisse, des vertiges, des rechutes que, finalement, je pense à ma maladie H24.

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À toi qui me voit sourire

La pensée qui me vient à l’esprit en fin d’après-midi est toujours la même :  » Yes, j’y suis arrivée, j’ai survécu, j’ai vaincu !  » Je progresse de jour en jour, c’est un fait. Pourtant, le soir, quand les batteries sont à nouveau à zéro, je me retrouve envahie par les angoisses, la culpabilité, les idées noires,…

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Dépression, et si ça venait de nos ancêtres ? Sylvie Tenenbaum

Ce livre aborde un thème très personnel et je ressens beaucoup de réticences à le commenter. Je préfère me contenter de partager avec toi quelques extraits qui interpellent (ou pas) afin de te permettre de savoir si ce livre pourrait être une lecture intéressante à tes yeux. Ayant eu une enfance heureuse mais chargée d’un passé familial assez lourd (dont on m’a protégé autant que possible), j’avoue y avoir trouvé des mots à poser sur certains maux… Pas tous bien évidemment, mais certains.

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