24 juillet : la tempête émotionnelle

Je suis une boule de nerfs depuis mon retour d’Andalousie… D’une telle nervosité que je suis incapable de fixer mes idées et donc de lire ou d’écrire… D’où mon silence sur le blog.

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9 juillet, vive l’aventure

J’ai du mal à trouver le temps d’écrire et, en même temps, j’ai tellement envie de poser des mots sur cette aventure.

Quel plaisir de faire découvrir le lieu qui me guérit aux petits et à mon mari ! Nous sommes ici à dix-huit et ça rend foi en l’humanité de voir tout le monde trouver si vite sa place alors qu’on ne se connaissait pas. Mamans solos, adolescents sans parents, famille, couple sans enfants… On a de tout ici. J’ai à nouveau cette douce sensation d’être avec des personnes qui fonctionnent comme moi. Pourtant, nous sommes tous totalement différents. Mais il y a une ouverture d’esprit générale qui permet à chacun de nous de lâcher la crainte du jugement.

Ce ne sont pas des vacances comme les autres. Le but est de s’amuser, bien sûr. Mais c’est tellement plus que ça. On apprend à vivre en groupe autogéré. On fait des cercles de parole. On apprend aux enfants à prendre conscience du luxe dans lequel ils vivent. Ici, on se reconnecte à la nature et on se déconnecte de la société de consommation dans laquelle on baigne au quotidien. Que de la nourriture saine. Pas de sucre ! Pas d’écrans ! Mais de l’entraide, de la tolérance, de la liberté. Sans parler des paysages, ne serait-ce que la vue qu’on a au matin en ouvrant la tente (voir photo).

Ici, on réapprend à ne pas avoir tout qui nous tombe du ciel. Il faut notamment faire très attention à l’eau qui est précieuse. Et on se rend compte que ce manque de luxe est incroyablement bon pour le moral ! Tant pour les petits que pour les grands. On réapprend à être et non pas à faire. Je ne peux mettre de mots sur la reconnection à l’essentiel qu’on ressent ici mais je suis fière et heureuse de voir que ce lieu a le même effet sur ma famille que sur moi.

Je n’ai plus qu’un rêve. Te faire découvrir ce lieu, à toi qui me lis. Si tu n’y crois plus , ne baisse pas les bras mais viens ici. Je n’y gagne rien. Ma psy non plus car son but est de pouvoir emmener des personnes qui n’ont pas toujours les moyens d’échapper à leur quotidien. Elle est dans un esprit humaniste et non capitaliste. Mais je l’entends encore me dire, quand j’étais au fond du trou : « quitte à vouloir rejoindre le paradis, viens d’abord découvrir le mien. » Elle m’a sauvée. Alors, aujourd’hui, j’ai envie de te dire la même chose. Si tu es au fond du trou, contacte-moi et je viendrai ici avec toi. Ne lâche pas, jamais !

Allez, je te laisse, on va vite faire un saut dans la rivière ❤️

29-06 Briser ses chaînes

Mon silence a été long… encore une fois. Mais il était plus que jamais positivement nécessaire. Depuis ma deuxième retraite, beaucoup de choses se sont bousculées. Et je peux désormais affirmer ce que j’espérais depuis plusieurs mois : les retraites me sortent du burnout à une vitesse vertigineuse.

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10 juin : nourrir le bon loup

Les jours passent et je néglige à nouveau ce blog. Écrire reste difficile même si salutaire. Tout se bouscule en moi. Les « éléments extérieurs » se déchaînent depuis quelques semaines et j’y résiste difficilement. Les crises d’angoisse sont à nouveau tellement fréquentes que j’en suis épuisée. Mais bizarrement, le moral reste bon. Je pense vraiment avoir trouvé les clés pour ne pas retomber en dépression, elle est toujours là mais je la contrôle. J’ai conscience qu’il y a deux loups en moi et je fais tout pour nourrir le bon.

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27 mai : le contrecoup

J’admire les photos prises durant ma semaine de retraite pour garder un peu de magie en moi… Le contrecoup est toujours difficile après avoir passé une semaine dans un endroit tellement magique…

Là-bas, nous prenons confiance en nous-même, en nos forces. Nous ne nions pas pour autant nos points faibles mais nous nous sentons capables de les assumer.

Là-bas, nous nous sentons capables de dépasser nos croyances limitantes, nos pires peurs et nos blessures les plus profondes.

Là-bas, nous nous sentons aimés pour qui on est. Un amour sincère qui ne cherche pas à transformer les défauts en non-dits. Un amour sincère qui t’accepte comme tu es tout en te confrontant à tes maladresses. On libére les émotions négatives en cercle de paroles. On exprime clairement les actes et paroles avec lesquels nous ne sommes pas d’accord. Ce n’est pas toujours évident de se regarder en face mais quand on t’aime d’un amour aussi vrai, tu te surprends miraculeusement à t’aimer pour qui tu es. Sans nier tes qualités et sans désirer camoufler honteusement tes faiblesses.

Faire un travail sur soi n’est pas facile. Comme dit ma psy, c’est comme un accouchement. Il faut souffrir avant de tenir une merveille tout contre nous. Aucun travail thérapeutique n’est possible tant qu’on n’est pas prêt à se regarder en face. Il faut être prêt à bousculer nos mécanismes de défense, lutter contre nos croyances,… On a tous nos blessures, nos souffrances. On a tous des raisons extérieures à notre maladie : harcèlement, dépendance affective, manipulation, un travail qui tue à petit feu, un deuil,… Mais tant que nous restons braqués sur ceux-ci, nous resterons piégés au fond du gouffre. Nous nous retrouvons envahis par le désespoir car nous n’avons aucun pouvoir sur les causes de notre mal-être. Ce sont les autres ou le coup du sort qui sont en cause donc que pouvons-nous y faire ?

La seule façon de se sentir capable de surmonter les épreuves de la vie, c’est de se sentir responsable. Attention, responsable et non coupable ! La culpabilité est tournée vers le passé et n’apporte aucune solution. C’est de la pure auto-flagellation. La responsabilité est tournée vers le futur. Cela signifie simplement que la solution est en nous. Tout en acceptant nos limites du moment.

Tout ça pour dire qu’une retraite est incomparable avec des vacances et que ce travail sur soi demande une force mentale que je ne pensais pas posséder. Nous avons ri mais aussi pleuré. Nous y avons vécu des moments forts, intenses mais aussi éprouvants. Nous ne sommes donc plus tout à fait les mêmes lorsque nous rentrons chez nous.

Sur la route du retour, on se sent fort de nos nouveaux enseignements. Mais nous retrouvons tous nos problèmes en rentrant. Nous nous retrouvons confrontés à nouveau aux éléments extérieurs, déclencheurs de notre Burn-out. Et c’est là qu’on ressent le contrecoup. Faire un tel travail sur soi demande tant d’énergie, et là soudain, on prend conscience que les causes externes, elles, n’ont absolument pas changées. Nos proches n’ont pas l’intention de faire un tel travail thérapeutique sur eux-mêmes, nos dettes ne se sont pas envolées, nos amours disparus ne sont pas revenus…

Nos pensées nous tirent dès lors vers la noirceur : « À quoi bon toutes ses remises en question si rien ne change autour de nous ? Marre de chercher les solutions en moi !  » Le choc avec la réalité est tel qu’on se sent limite dupé : « mon œil que je vais sortir du trou de cette façon. Si « eux » ne font rien, si « ça » ne change pas, je n’ai aucune chance d’aller mieux« . Et oui, tu l’entends bien : le désespoir frappe à nouveau à notre porte…

Mais si nous voulons bien y être attentifs, nous nous rendons compte que nous réagissons différemment qu’avant à toutes ces causes externes. Nous avons plus de recul, nous nous laissons moins envahir… Et si nous arrivons à nous concentrer sur ces petits changements qui s’opèrent en nous, le désespoir se meurt pour laisser l’espoir renaître de ces cendres.

Il faudra du temps mais les choses changeront. En nous ! Pour nous ! Parce que rien ni personne – aucune richesse ni aucune relation – ne vaut le sacrifice de la paix intérieure.

17 mai : Prendre soin des secondes

Aujourd’hui, je ressens très fort l’envie de vivre. J’en ai marre de cette maladie, marre de tout analyser, marre de devoir calculer chacun de mes faits et gestes. J’ai tellement peur des crises d’angoisse, des vertiges, des rechutes que, finalement, je pense à ma maladie H24.

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Peurs et angoisses : la règle des cinq secondes

Je t’avais promis un article sur la vision de Mel Robins au sujet des angoisses et des peurs. Mel commence par expliquer à quel point les soucis nous empêchent de profiter du temps présent. On le sait tous, mais un p’tit rappel ne fait malgré tout pas de tort.😉 Et l’anxiété alors ?

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