17 mai : Prendre soin des secondes

Aujourd’hui, je ressens très fort l’envie de vivre. J’en ai marre de cette maladie, marre de tout analyser, marre de devoir calculer chacun de mes faits et gestes. J’ai tellement peur des crises d’angoisse, des vertiges, des rechutes que, finalement, je pense à ma maladie H24.

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Peurs et angoisses : la règle des cinq secondes

Je t’avais promis un article sur la vision de Mel Robins au sujet des angoisses et des peurs. Mel commence par expliquer à quel point les soucis nous empêchent de profiter du temps présent. On le sait tous, mais un p’tit rappel ne fait malgré tout pas de tort.😉 Et l’anxiété alors ?

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05 mai : Bébé zen

Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’analyser ma journée. Par contre, j’ai envie de te partager un véritable moment de bonheur. Ce midi, nous étions attendu chez des amis pour le repas de midi. C’était l’occasion de découvrir leur petite puce née il y a deux semaines. Je n’étais vraiment pas en forme aujourd’hui, au point de pleurer dans la voiture. Mais arrivée là-bas… J’ai demandé si je pouvais prendre la petite puce et je l’ai gardé dans mes bras toute l’après-midi. On m’a souvent dit que ma zénitude se remarque quand j’ai un bébé dans les bras car ils sont toujours calmes sur moi. Mais je ne suis plus du tout quelqu’un de zen. Et cela fait un an et demi que je ne sais plus laisser qui que ce soit s’approcher de moi sans sentir tout mon corps se crisper. Quel bonheur d’avoir ce bébé tout contre moi sans subir pour autant un corps en alerte. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie à nouveau zen. J’ai eu l’impression de pouvoir être à nouveau utile à quelque chose. Et je trouve ça dommage qu’on ne cherche pas plus à rendre les malades utiles en proposant, par exemple, quelques petites heures de bénévolat. Je me verrais bien prendre des prématurés tout contre moi pour les rassurer quelques heures par semaine. Bref, une petite pensée qui sert à rien mais que j’avais envie de partager quand même. Parce qu’aujourd’hui, je me suis sentie bien…. et utile.

Une journée ensoleillée

Mes silences

Comme tous les matins, je me suis réveillée pleine d’angoisses. Mais mon rituel du matin m’aide à ne pas m’accrocher à ces émotions que je visualise dorénavant tels des nuages passant dans le ciel. Je sens à quel point mes lectures m’aident à totalement changer d’état d’esprit et je commence même à me sentir à nouveau forte… parfois… un peu. Petit-déjeuner sain et promenade matinale avec le chien, suivi directement d’une petite corvée pour ressentir les bienfaits d’un effort, quel qu’il soit. Et voilà, j’en suis à ma petite heure précieuse où je laisse mon esprit – nettement plus positif qu’il y a une heure – vagabonder à souhait. Je lis, j’écris, je pense à mes objectifs du jour… et je me sens bien 🙂

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À toi qui me voit sourire

La pensée qui me vient à l’esprit en fin d’après-midi est toujours la même :  » Yes, j’y suis arrivée, j’ai survécu, j’ai vaincu !  » Je progresse de jour en jour, c’est un fait. Pourtant, le soir, quand les batteries sont à nouveau à zéro, je me retrouve envahie par les angoisses, la culpabilité, les idées noires,…

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L’action tue l’angoisse

Mes silences

Trois jours sans lâcher l’équilibre difficile entre le besoin de se ressourcer & le goût de l’effort et les angoisses des trois derniers jours sont quasiment sous contrôle. Je suis heureuse, je sens que je commence à gérer la bête… Après un an, il en est grand temps !

lecture et écriture

Après avoir passé des années à fuir les émotions négatives, je me suis totalement laissée envahir par celles-ci au point d’en être figée de peur. Avec une p’tite dose de victimisation en mode : « j’ai toujours su que si je laissais mes émotions négatives m’envahir, j’allais sombrer ! » Jamais, à aucun moment, je me suis dit que je pouvais peut-être les écouter au lieu de leur déclarer la guerre. Jusqu’à la lecture de ces quelques lignes : 

« Le stress, tu ne le sais pas encore, est ton meilleur ami. Il t’alerte quand tu vis quelque chose qui ne te convient pas. Écoute-le. Son message n’est pas « aaaaaaah mais c’est horrible, ça ne va pas du tout, je ne vais pas m’en sortir, je craque », il te dit « hey toi, entends-moi, je suis en train de te dire que tu vis un truc pas confortable pour toi. Prends le temps de comprendre la situation, respire et agis en pleine conscience sans faire n’importe quoi ». Si, si, il te dit tout ça et bien plus encore. » (Pleinement moi, Claire Stryde).

Hum, j’avoue, le « aaaaaaah mais c’est horrible, ça ne va pas du tout », c’est tout à fait moi. J’ai donc commencé, doucement, à essayer d’écouter mes angoisses au lieu de les combattre. J’ai intégré J’intègre progressivement le fait qu’elles sont présentes, comme toute forme de souffrance, pour nous faire agir : 

« On souffre tout simplement parce que la souffrance a une fonction biologique. Elle est l’agent du changement préféré de la nature. La sélection a fait de nous des créatures pétries d’insatisfaction et d’insécurité intérieure. Pourquoi ? Parce que ces états motivent à bouger pour innover et survivre. Voilà pourquoi tu es câblé pour être insatisfait de ce que tu as et satisfait uniquement de ce que tu n’as pas. C’est cette insatisfaction chronique qui a poussé l’espèce humaine à sans cesse se battre, lutter, construire et conquérir. Alors, non, la souffrance et la misère ne sont pas un bug de l’évolution – elles en sont une caractéristique. » (l’art subtil de s’en foutre, Mark Manson)

Prenons un exemple simple : la pollution et l’avenir de notre planète. Comment rester positif lorsque nous sommes envahis de mises en garde anxiogènes à tout bout de champ ? en AGISSANT. En faisant notre part, comme le colibri. Mais attention, c’est sur nos actions que nous devons nous concentrer et nos sur les résultats. C’est pourtant ce que j’ai fait au début de mon burnout : « ok ma cocotte (oui, j’aime bien m’appeler ma cocotte 😉 ), maintenant tu vas cesser de t’angoisser pour la planète et tu vas agir ! Passer au zéro-déchets & toussa toussa et ensuite tout ira mieux. » Ma vision du bonheur était subitement étincelante de clarté : se mettre au zéro-déchet, aux collations faites maison, acheter local,… J’avais trouvé LE truc pour aller mieux et rien que d’y penser faisait déjà son effet… Sauf que, comme toujours, je n’ai pas réussi à me modérer. En plein burnout, j’avais décidé de vider ma maison en une semaine. Je ne voulais plus un seul objet inutile, plus un seul bout de plastique, plus une seule tranche de nourriture industrielle,… Au fur et à mesure des jours, les angoisses se multipliaient. J’étais à bout de nerfs, chaque petit objet qui traînait – je rappelle que j’ai trois enfants et qu’on a tous hérité du syndrome du désordre chronique donc ce n’était franchement pas rare 😉 – me rendait dingue de désespoir. JAMAIS je ne réussirai à être heureuse.

« Nombre de nos conjectures et représentations reposent sur l’idée que le bonheur est algorithmique, qu’on peut le décrocher, l’obtenir, l’atteindre comme on a réussi à intégrer une grande école ou à monter un Lego de milliers de pièces. Si j’atteins tel objectif, je peux être heureux. Si je ressemble à untel/unetelle, si je peux être avec tel(le) autre, je peux être heureux. C’est précisément cette idée qui est problématique. Le bonheur n’est pas réductible à une équation qu’il s’agirait de résoudre. » (l’art subtil de s’en foutre, Mark Manson)

Mon objectif était un méga objectif à long terme. Plus je faisais d’efforts, plus je me rendais compte du long travail qui restait à fournir et plus la perspective d’un avenir heureux me semblait hors d’atteinte. Jamais je ne me débarrasserai de tous ces objets superflus = jamais je ne guérirai. Et toute la famille devenait responsable de ma maladie en laissant trainer des trucs dans la maison. Ah, elle était belle ma nouvelle vision du bonheur.

Aujourd’hui, j’ai compris (plus ou moins hein, je me bombarde constamment de « ma cocotte, là, non, tu fais fausse route ») que c’est le fait de tendre vers un idéal qui rend heureux bien plus que le fait de l’atteindre. Il faut profiter du voyage, non pas se focaliser sur la destination. Alors ce week-end, j’ai décidé d’agir un peu sur ces angoisses-là en concoctant moi-même mes produits lessives. Et j’en suis hyper fière. Un peu trop peut-être vu que je me suis retrouvée à me balader dans la maison avec ma lessive faite maison, cherchant désespérément quelqu’un qui n’avait pas encore eu l’honneur de constater à quel point il sentait bon. Mais bref, l’objectif est atteint : je profite du voyage et tend vers un idéal qui me promet quelques années de mini-défis-anti-angoisses à relever.  

Voilà, tout ce bla bla pour te dire que… j’ai fabriqué mes produits lessives. 😊

Goût de l’effort

Euh, j’ai fabriqué mes produits lessives… 😉

Moments de bonheur

Écrire tout en écoutant les enfants jouer dans le jardin… Même si, le temps de l’écrire, les rires ont laissé place aux disputes. Mais ce n’est pas grave, je suis de bonne humeur, j’ai fabriqué mes produits lessives ! 😛

Quand les angoisses resurgissent

Mes silences

Trois jours que mes angoisses sont de retour. Elles avaient mystérieusement disparu il y a quelques mois et reviennent par surprise. Pourquoi ? Je ne trouve pas d’explications. Tout ce que je sais, c’est que mon corps réagit à nouveau comme s’il était seul au milieu d’une forêt… en pleine nuit. Tout me demande une énergie de dingue car ma seule envie est de rester en position fœtale dans le fauteuil, tel un abri au milieu de cette forêt effrayante.

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