Le corps qui parle

Le burn-out est le cri de secours du corps. Il essaie de nous dire quelque chose et guérit dès qu’on entend ce qu’il a à nous dire. J’aime cette vision atypique du BO, trop simpliste de façon globale, je l’admets, mais qui me semble particulièrement parlante au niveau des crises d’angoisse.

Laisser la parole à l’enfant qui est en moi (Mes ombres du passé…) m’a fait beaucoup de bien. Alors, si je laissais la parole à mon corps cette fois-ci ? Que pourrait-il avoir à me dire par rapport à mes crises d’angoisses ? ….

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Imagine-toi une crise d’angoisse…

Imagine-toi en pleine nuit, seule, au bord d’une forêt. Tu n’es pas à l’aise, rien que l’idée de la traverser te donne une boule au ventre. Mais tu n’as pas le choix, c’est le seul chemin possible. Tu rentres dans la forêt à tâtons, te bombardant de pensées positives pour contrôler tes craintes. Mais tes pensées sont brouillées par des bruits parasites : le hibou qui ulule, des bruits de mouvements dans les arbres, le vent et, pire, des bruits que tu n’arrives même pas à identifier. Des craquements ? Des pas d’hommes ? Malgré tous tes efforts, ton imagination l’emporte très vite sur ton sang-froid. D’ailleurs, est-ce bien de l’imagination ? N’y a-t-il pas quelqu’un qui te suit dans la pénombre ? Qui peut te le garantir ? Tu résistes un instant en te disant que si tu laisses le bruit s’approcher, tu seras soulagé de voir que ce n’était qu’un petit animal inoffensif…  Mais l’incertitude l’emporte et tu ne contrôles plus rien. Tu n’as plus qu’une solution : fuir, courir le plus vite possible jusqu’à ce que la forêt soit loin derrière toi. Continuer à lire … « Imagine-toi une crise d’angoisse… »

Accepter ta maladie tu feras.

Il m’aura fallu près d’une demi-année de rechutes constantes avant d’accepter que ce burn-out fasse partie de moi. Ma technique des premiers mois ? « Accepter » de s’écrouler quand je m’écroule et se traîner à « rattraper le retard » dès que je tiens debout. Résister, tout faire pour rester soi. Bon, je vous le dis tout de suite, c’est une technique infaillible… pour ne pas guérir. Alors, fonçons découvrir cette troisième leçon : l’acceptation du burn-out.

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Tu avais l’air si heureuse…

« Tu avais l’air si heureuse pourtant ! »…

C’est le cri du cœur que je reçois le plus à entendre depuis que je suis en burn-out. Moi qui avais l’air si heureuse mais qui ai, semble-t-il, juste feint de l’être, ou en tout cas, ne le suis plus. En un claquement de doigts, sans me demander mon avis, on lie ma maladie au malheur. On me retire le droit d’être heureuse. On s’interroge même sur les raisons de ce faux bonheur : « tu as l’air bien pourtant avec ton mari ! », « Tes enfants ont l’air si chouettes ! », « Je pensais que tu aimais ton métier, c’est fou ! ». Et je dois bien avouer que j’ai difficile à encaisser cette vision du bonheur. Car être heureuse fait partie de moi.

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Te reposer tu feras, t’écrouler tu éviteras.

Je parle rarement des photos qui illustrent mes textes. Mais, cette fois-ci, je me dois de parler de mon choix. Je cherchais une photo qui représente le repos à mes yeux quand je fus attirée par celle-ci. Prise de conscience essentielle : six mois sous certif et je ne me suis pas donnée une seule fois le droit de me reposer comme sur la photo. Je me repose quand mon corps dit STOP. Mais dès que je tiens debout, je passe ma journée à me trainer, à rassurer mon entourage, à ranger dans le vide entre deux crises d’angoisse, étant du coup déjà à bout quand il est l’heure d’aller chercher les enfants à l’école. Comment m’étonner que mon corps cède à nouveau ? Bon, évidemment, il n’est pas facile de lâcher prise quand on a toute une vie de famille à protéger de cette maladie (excuse parmi d’autres. Tout le monde a des raisons pour ne pas lâcher prise).  Mais tout de même, puis-je vraiment prétendre que je n’en ai pas eu l’occasion ? Ou dois-je enfin admettre que j’en suis incapable et que je me dois de l’apprendre si je veux guérir. 

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Te libérer l’esprit en écrivant tu feras.

Avez-vous déjà remarqué que les jours où on voit le burn-out de façon constructive, ça joue positivement sur notre maladie ? Ca ne suffit malheureusement pas pour guérir, mais tout de même, on sent que quand on est dans l’acceptation et non dans la lutte, ça se passe mieux. C’est simple, dis comme ça. Rien que de l’écrire, je me sens déjà coupable de ne toujours pas y arriver au bout de six mois. Sauf que… le burn-out, une fois bien installé, va jouer sur nos pensées, nos réactions, nos actions. Et je pense que nous pouvons franchement déculpabiliser : ce n’est pas si simple que ça.

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