L’ego et l’être

Mes silences

Doucement, je sens le mental qui se revigore, la joie de vivre qui renaît… Parallèlement, je sens le burnout qui impose ses limites, le corps qui n’a pas l’énergie de suivre les ardeurs de l’esprit. Je prends conscience de cette ardeur dévorante, celle qui me permet d’avoir ce moral d’acier, mais qui m’empêche de ressentir la fatigue du corps. Elle est ma plus grande force car elle reflète une soif de vivre énorme qui me permet de rebondir encore et toujours, mais elle est aussi celle qui me met à terre par cette hyperactivité qu’elle engendre. C’est elle qui m’empêche de « goûter au ralentissement de mon corps » sans sombrer en dépression. Chercher l’équilibre, encore et toujours. 😊 Il va falloir apprendre à zoner dans les nuances de gris au lieu de ne voir que le blanc et le noir.

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Miracle burnout, le retour

Mes silences (gratitudes, espoirs, craintes, humeur du moment,…)

Après un long moment de silence, je me sens prête à me concentrer à nouveau sur mes progrès. Je n’ai pas envie de dire que je viens de vivre une rechute, je n’ai plus l’impression de « chuter ». Je préfère dorénavant reprendre les termes de Claire Stryde : j’ai goûté au ralentissement de mon corps. La dépression reste bien présente, ne nous mentons pas. Mais j’ai dorénavant conscience que c’est, pour l’instant, le seul frein efficace pour offrir à mon corps le repos dont il a besoin. Les batteries sont à nouveau un peu chargées et je sens donc l’envie de sortir de ma grotte qui grandit. Je sais qu’il va me falloir encore une fois tenter un équilibre entre mon besoin d’action et les limites que le burnout m’impose. Et pour y arriver, je reste convaincue des bienfaits du miracle burnout : se concentrer sur le positif et se lancer des défis raisonnables pour essayer de respecter mes limites actuelles sans pour autant sombrer en dépression.

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Apprendre à apprécier chaque petit pas

Nous avons beau savoir que le burnout est une maladie à part entière et qu’il n’est en rien lié à un manque de volonté, je pense que beaucoup d’entre nous avons malgré tout tendance à nous mettre la pression. Nous nous efforçons de remonter la pente et, avouons-le, nous avons tendance à bien plus nous culpabiliser face à nos limites qu’à nous féliciter pour nos avancées. J’en ai fait des progrès depuis le début de mon burnout… Mais j’ai du mal à ne pas me laisser envahir par le sentiment d’échec : je n’arrive plus à travailler, à être la maman que je voudrais, à tenir la maison en ordre, à gérer mes émotions, … Oui, je gère mieux mes émotions qu’il y a six mois, mais je me focalise sur les fois où j’explose pour un rien et savoir que ça m’arrive moins souvent qu’il y a quelques mois ne me console que très peu. Il en va de même pour le reste : dur dur de se concentrer sur mes progrès et non sur mes limites.  

C’est un des points du burnout qui peut être travaillé en thérapie. Mais, par-dessus tout, ce sont mes lectures qui m’aident à changer ma vision des choses. Petit à petit, j’ai une collection de phrases qui me permettent de changer ma manière de penser et qui m’aident à reprendre le dessus quand rien ne va plus.

Une angoisse bien présente est celle qui m’envahit quand je sens l’impact qu’à mon burnout sur la vie de famille. Je me sens nulle, mauvaise mère, mauvaise épouse, mauvaise tout, … et rien, non, vraiment rien ne va ! C’est un des apprentissages du burnout : laisser le temps au temps, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, accepter qu’on ne puisse pas tout maîtriser et que tout ne dépend donc pas de nous ni de notre fichue volonté.

Je vacille entre ces moments où je m’avoue vaincue par ma nullité (je suis nulle, je n’arriverai jamais à aller mieux, rien ne va…) et des moments où je reprends courage. Et dans ce cas, je bascule dans le sentiment inverse : superwoman est de retour : « allez, maintenant que tu vas mieux, il est temps de réussir à faire ceci et cela, et puis faudrait aussi faire ça et ça car franchement, là, ça ne peut plus durer ! Et puis, tant qu’à faire, ceci ne demandera qu’un p’tit effort de plus ».

« Qu’est-ce qui est le plus important ? Faire des grands pas ou avancer ? » est une phrase qui m’aide dans ces cas-là. La réponse est évidente mais la piqûre de rappel est importante, encore et encore. Faire des trop grands pas amène systématiquement à une rechute. Ce qui importe, c’est d’avancer.

Je retrouve doucement un peu de sérénité dans notre quotidien. Je repense notamment à mes enfants, à l’époque où mon mari devait vraiment tout gérer : le plus jeune flottait régulièrement dans les vêtements de son grand frère alors que ce dernier savait à peine respirer dans les vêtements de son petit frère. Je devrais avoir une photo d’eux habillés de cette façon, ça me permettrait de relativiser quand j’ai l’impression que rien, absolument rien ne va mieux ! 😉  

11/12 Vaincre le sentiment d’impuissance

J’entame le deuxième jour de ma quatrième semaine du miracle burnout. Pour rappel, celui-ci consiste simplement à :

  • rester conscient de ses limites afin d’éviter les rechutes violentes ;
  • se fixer de petits objectifs quotidiens afin de retrouver un peu de confiance en soi ;
  • se focaliser sur les progrès et non sur les échecs ; 
  • tenir un carnet positif à relire lors des coups de mou.
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