20/10 La douceur du quotidien

Aujourd’hui, j’étais seule à la maison avec mon p’tit bonhomme de cinq ans. Nous avons donc décidé de ranger sa chambre ensemble. Nous avons trié ses jouets ; il a passé l’aspirateur et la serpillière partout, sous l’œil attentif mais confiant de maman. Nous avons aussi enlevé ses draps pour les laver. Mon cinq ans a mis ceux-ci délicatement dans la machine, il a fermé la porte, a mis le savon dans le bon compartiment et… C’est là que la magie a opéré !

Continuer à lire … « 20/10 La douceur du quotidien »

08-10 L’envie d’écrire

L’envie d’écrire revient en force. C’est une activité qui me ressource et qui m’aide à me focaliser sur le positif. Je m’étais fort réfugiée derrière ma plume l’année passée mais j’ai eu beaucoup de mal à me poser ces derniers temps, me sentant constamment en « hyperactivité cérébrale ». Dans ces moments là, lire est encore plus difficile qu’écrire. N’arrivant plus à lire « pour de vrai », je me suis du coup replongée insidieusement dans le dédale d’internet. Mes doigts glissaient machinalement sur mon écran pour faire défiler images et textes en tout genre, laissant mon esprit subir les effets d’articles hasardeux attisant tantôt espoir, tantôt angoisses.

Continuer à lire … « 08-10 L’envie d’écrire »

07-10 le mythe de la super-maman

Ma fille est à nouveau malade et mes angoisses reprennent de plus belle. Difficile de ne pas culpabiliser, de ne pas me dire que je devrais lui servir de modèle en lui montrant qu’on peut sortir d’une dépression, qu’il suffit de le vouloir… Mais il ne suffit pas de le vouloir. Cette réalité me rattrape à chaque fois même si je ne l’intègre pas encore pour autant.

Continuer à lire … « 07-10 le mythe de la super-maman »

30/09 : un accident est vite arrivé

Après un an de résistance, j’ai accepté de prendre un second anti-dépresseur pour attaquer mon trouble anxieux. Après avoir compris que je ne recommencerai pas encore à travailler… toujours pas… je ne me sentais pas la force de faire ma maligne en disant que non, je n’augmenterai pas la mini-dose d’anti-dépresseur que je prends depuis un an. Je me sentais fautive et obligée de montrer ma bonne foi. Au début, j’ai ressenti un énorme soulagement. Je savourais « le silence dans ma tête ». Mais en quelques jours, ce silence s’est transformé en brouillard. J’étais comateuse, je dormais quasi jour et nuit et ne faisais rien d’autre que fixer le mur durant mes phases de réveils. Moi qui commençais à me sentir mieux, c’était rageant. Après une semaine, j’ai décidé d’arrêter ce poison. Je sais que ma psychiatre ne sera pas contente, mais tant pis, je n’avais – à mes yeux – pas le choix. Ce n’est que depuis ce week-end que je reviens doucement à la vie.

Continuer à lire … « 30/09 : un accident est vite arrivé »

18/09 : Et moi, et moi, et moi

J’ai essayé de nier la question le plus longtemps possible… Mais tu m’as écrit encore et encore pour me demander ce qu’il en était de moi et de ma reprise…. J’étais censée recommencer en ce début d’année scolaire en mi-temps thérapeutique. Une petite voix me chuchotait que je n’étais pas prête, mais aaargh, qu’est-ce que l’ego a du mal à l’accepter…. Malheureusement, la sentence est tombée cette semaine : je n’ai finalement pas reçu le feu vert.

Continuer à lire … « 18/09 : Et moi, et moi, et moi »

07/09 : vive le week-end

Je ne sais pas toi, mais moi, j’ai une envie folle de sautiller comme une gamine en m’écriant le bonheur d’être en week-end. C’est le moment de faire paisiblement le point sur cette semaine de rentrée riche en émotions. Le début n’a pas été facile mais j’avoue être fière de moi. J’ai géré ! J’ai réussi à canaliser mes angoisses et à apaiser celles des enfants.

Le plus jeune, mon p’tit zen, n’a pas eu trop de difficultés. La maîtresse a voulu prendre son nouvel élève sous son aile et le rassurer, mais celui-ci lui a simplement demandé  » bon, je peux aller jouer ? » et il est parti sans se tracasser de rien. Il est revenu enchanté. Il a des copains, sa maîtresse est géniale et l’école est super. Il a juste un peu de mal à reprendre un rythme scolaire, ce qui ne fait que renforcer mon impression d’avoir fait le bon choix : son quotidien est tellement moins fatigant que celui de l’année passée.

Le second, mon p’tit speedé, a eu plus de mal. Il est sorti de l’école avec la tête d’une personne qui semble prête à s’évanouir. Il m’a sauté dans les bras en me disant qu’il n’avait jamais eu aussi peur de sa vie. Il a passé une récréation tout seul, après s’être fait remballé par plusieurs enfants à qui il avait demandé s’il pouvait jouer avec eux. C’était une première pour lui qui est  sociable et qui s’intègre vite. Il est donc revenu perturbé et très taiseux. Mais en lui tirant les vers du nez, sa journée s’était clairement bien passé pour un premier jour dans une nouvelle école. Il s’était déjà fait deux copains dès l’heure de midi et trouvait sa maîtresse très chouette. Il avait juste du mal à encaisser la peur qu’il avait ressenti. Il s’est épanoui au jour le jour pour être finalement totalement intégré au bout de cette première semaine.

Il ne restait donc plus que la miss qui ne recommençait que le mercredi et qui avait donc tout le loisir de nourrir ses craintes. Et finalement, elle qui ne voulait absolument pas entendre parler de ce changement, est revenue dès la première matinée avec un grand sourire. Elle a déjà plusieurs amies, la classe est chouette, les profs aussi… Elle avait la bouche pleine d’anecdotes. Elle qui était totalement repliée sur elle-même semble revenir à la vie ! Bref, c’est avec soulagement que je l’ai entendu me dire que c’était…  » moins pire » qu’elle ne le pensait. Vive les adolescents et leur positive attitude ! 😉

1e septembre : le début d’une nouvelle vie

Demain, c’est la rentrée.

Demain, nous laisserons définitivement derrière nous les embouteillages. Nous gagnerons deux heures par jour. Nous pourrons réveiller les enfants à l’heure où nous quittions la maison. Nous pourrons privilégier le vélo à la voiture. Nous aurons ++ de temps entre les devoirs et l’heure du couchée…. Demain, tout peut changer.

Mais évidemment, aujourd’hui, et ce depuis quelques jours, le stress est palpable à la maison. Je ressens leur peur de l’inconnu, la tristesse de ne pas retrouver leurs copains mais aussi l’excitation à l’idée d’avoir plus de temps pour jouer. Le sujet principal de cette semaine n’est pas difficile à deviner : la tortueuse zone de confort. Nous parlons de nos émotions tout en dessinant ensemble et nous nous rassurons que tout va bien se passer. Dans un coin de ma tête, je pense surtout à ma plus grande. Elle refuse de parler de ce changement d’école tellement ça l’angoisse. Elle qui s’enfonce dans la phobie scolaire depuis deux ans… Si seulement…

Je parle rarement de l’ampleur qu’a pris la vie scolaire dans notre quotidien des dernières années. À quoi bon ? Je sais qu’il faut l’avoir vécu pour savoir à quel point les études peuvent devenir un enfer (malgré la bienveillance de TOUS) et, surtout, à quel point elles peuvent avoir des conséquences graves sur la santé… Cette année, l’école prendra peut-être un peu moins de place dans notre vie. J’y pense et puis j’oublie depuis deux mois mais là, on y est, c’est demain. Une petite voix craint que les problèmes s’empirent. Mais je me force à penser le contraire. Et si… Si seulement…