L’impuissance tu désapprendras

J’ai du mal à gérer mes émotions, j’ai des crises de panique, je suis un danger public au volant, j’ai des vertiges handicapants, des noeuds musculaires et de gros troubles alimentaires, je suis désorientée dès qu’il y a du bruit ou beaucoup de mouvements autour de moi, je panique à la moindre prise de décision, je perd totalement pieds en situation de stress, je m’isole énormément, j’ai des pensées noires, l’impression d’avoir deux gros boulets aux pieds, des difficultés de concentration, une mémoire qui me fait hautement défaut,… C’est sûr, je ne suis plus la même depuis mon burnout…

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Être seul(e) tu apprécieras

Aimer être seul(e)… De nos jours, nous faisons plutôt tout pour ne jamais subir la solitude. Les réseaux sociaux et nos amis virtuels nous suivent partout grâce à nos smartphones. Mais qu’est-ce qui nous fait tellement peur pour qu’on ait une vision si négative de la solitude ?

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Te victimiser tu refuseras

Neuf mois… Neuf mois que je suis en burn out. Il y a un mois, je passais des tests dans une clinique du stress. La journée étant ponctuée de longues attentes entre deux examens cliniques, j’en profitai pour bavarder avec une autre patiente. Celle-ci me posa une question à laquelle je répondis spontanément un « non » catégorique : « allez-vous déjà un peu mieux ? » Pour ma défense, je venais de subir une rechute énorme. Malgré tout, l’impulsivité de ma réponse me surprit moi-même. Et je pris un instant pour essayer de me rappeler les premiers mois de burn-out. Oui, clairement, je vais déjà mieux. Je ne retravaille toujours pas, non, mais je vais mieux !

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Accepter ta maladie tu feras.

Il m’aura fallu près d’une demi-année de rechutes constantes avant d’accepter que ce burn-out fasse partie de moi. Ma technique des premiers mois ? « Accepter » de s’écrouler quand je m’écroule et se traîner à « rattraper le retard » dès que je tiens debout. Résister, tout faire pour rester soi. Bon, je vous le dis tout de suite, c’est une technique infaillible… pour ne pas guérir. Alors, fonçons découvrir cette troisième leçon : l’acceptation du burn-out.

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Te reposer tu feras, t’écrouler tu éviteras.

Je parle rarement des photos qui illustrent mes textes. Mais, cette fois-ci, je me dois de parler de mon choix. Je cherchais une photo qui représente le repos à mes yeux quand je fus attirée par celle-ci. Prise de conscience essentielle : six mois sous certif et je ne me suis pas donnée une seule fois le droit de me reposer comme sur la photo. Je me repose quand mon corps dit STOP. Mais dès que je tiens debout, je passe ma journée à me trainer, à rassurer mon entourage, à ranger dans le vide entre deux crises d’angoisse, étant du coup déjà à bout quand il est l’heure d’aller chercher les enfants à l’école. Comment m’étonner que mon corps cède à nouveau ? Bon, évidemment, il n’est pas facile de lâcher prise quand on a toute une vie de famille à protéger de cette maladie (excuse parmi d’autres. Tout le monde a des raisons pour ne pas lâcher prise).  Mais tout de même, puis-je vraiment prétendre que je n’en ai pas eu l’occasion ? Ou dois-je enfin admettre que j’en suis incapable et que je me dois de l’apprendre si je veux guérir. 

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Te libérer l’esprit en écrivant tu feras.

Avez-vous déjà remarqué que les jours où on voit le burn-out de façon constructive, ça joue positivement sur notre maladie ? Ca ne suffit malheureusement pas pour guérir, mais tout de même, on sent que quand on est dans l’acceptation et non dans la lutte, ça se passe mieux. C’est simple, dis comme ça. Rien que de l’écrire, je me sens déjà coupable de ne toujours pas y arriver au bout de six mois. Sauf que… le burn-out, une fois bien installé, va jouer sur nos pensées, nos réactions, nos actions. Et je pense que nous pouvons franchement déculpabiliser : ce n’est pas si simple que ça.

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BO, mon maître Yoda.

Vous connaissez certainement cette sensation d’aller mieux. Sensation qui donne des ailes… qu’on brûle aussitôt. Après six mois de burn-out, je commençais à me sentir mieux. Malheureusement, je rechute. Il m’aura fallu une bonne semaine pour accepter ce retour en arrière. Mais je l’accepte. Je l’accepte car je garde en tête que c’est juste un apprentissage. Et j’en ai appris des choses sur moi-même en six mois ! Je sais par exemple que je puise dans mes ressources dès que celles-ci sont à nouveau disponibles. Inutile donc de m’étonner quand mon corps craque à nouveau.  Alors, ok, repartons « à zéro »… mais pas tout à fait quand même… Gardons en tête que chaque rechute est un apprentissage qui permet justement d’avancer, de progresser dans le chemin de la guérison. Dorénavant, mon BO sera tel un maître Yoda à mes yeux. Pas de rechute, pas d’échecs, juste des apprentissages de la vie…

 HP-DYSjonctée

 

Te libérer l’esprit en écrivant tu feras.

Te reposer tu feras, t’écrouler tu éviteras.

Accepter ta maladie tu feras.