Le monde est à l’arrêt

Le monde est à l’arrêt. La population vit au ralenti. Petits et grands se retrouvent confinés chez eux et doivent apprendre à vivre différemment… pour quinze jours, pour quelques semaines, pour quelques mois… Qui sait ? La peur de manquer, dans un monde dominé par la surconsommation, amène à des scènes irréalistes de files interminables et de bagarres pour du papier toilettes ou un paquet de chips. Avons-nous encore conscience de ce qui nous est vital ? Fuir dans le travail, le sport, le shopping devient difficile. Il va falloir apprendre à être et non à faire. Il va falloir se demander consciemment si on aime encore la personne avec laquelle nous vivons, si nous aimons toujours notre travail, nos loisirs, notre vie. Il va falloir faire face à nous-même et à ce vide que nous fuyons tous inconsciemment.

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Retraite

Je n’ai pas envie de parler de rechute, non. Je tiens toujours le coup. Je gère mon quotidien. Mais je sens que je tire sur la corde. Je remarque que je ne sais plus me poser depuis des mois (depuis la TS de ma fille) et que mon hyperactivité cérébrale est de plus en plus difficile à contrôler. Je sens qu’il y a une multitude d’émotions que je fuis à nouveau : je comble tous les vides par des coups de fil ou autre. Et je sais dorénavant que cette fuite ne prévoit rien de bon à long terme.

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Le bilan sanguin

Je suis allée voir un médecin généraliste spécialisé en micronutrition… Cette fameuse médecine fonctionnelle tant controversée. Certains crient au loup de façon alarmiste, d’autres parlent de la médecine de demain. Beaucoup de professionnels, dont ma psychiatre, sourient en disant « je n’y crois pas trop mais si vous pensez que ça peut vous aider, grand bien vous fasse ». J’avoue être mitigée sur le sujet, tiraillée entre des témoignages qui font rêver et le prix exorbitant des compléments alimentaires. Si je prends tout ce que ce médecin m’a fortement conseillé, j’en ai pour deux-cents euros par mois. Malgré tout, je suis ravie d’avoir fait mon bilan et j’avais donc envie de te dire en quoi ces quelques rendez-vous m’ont aidé.   

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La flamme de vie

Quand on est en dépression, on ne prend plus plaisir à rien. C’est comme ça. Tout est lourd. Il m’arrive souvent de compter les heures pour savoir combien m’éloignent du coucher des enfants. Ce geste automatique et répétitif est accompagné, bien évidemment, d’un énorme sentiment de culpabilité. Mais je suis là pour te dire la vérité. Je suis là pour que tu puisses te reconnaître dans tout ce qui te fait honte, afin de nous permettre à chacun de se dire que nous ne sommes pas seuls.

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Deux ans de BO… Et maintenant ?

Deux ans de burnout… Il y a de quoi déprimer. Mais, comme je l’ai dit à ma psy, je sais être indulgente envers moi-même à condition de voir que j’avance. Est-ce le cas ? Quand la sensation inverse me submerge, il n’y a qu’une solution : me lancer de nouveaux défis. Et je redémarre de plus belle.

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Bonjour toi, bonjour 2020

2020… Nous y sommes… Et je pointe timidement le bout de mon nez sur ce blog pour venir te souhaiter une année enrichissante qui te permettra d’avancer en conscience sur ton chemin de vie (oui, oui, on a tout le mois de janvier pour les voeux, je ne suis pas en retard 😛). Je profite pour ma part  de cette nouvelle année – cette nouvelle décennie – pour effacer du blog mon journal (miracle burnout) et le recommencer à nouveau. Envie de tourner la page, simplement…

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Site : l’optimisme, et si on souriait.

« Les médias ont tous une mission. Celle de l’Optimisme est de changer ce à quoi le monde porte attention. Nous sommes convaincus qu’il est important de mettre en avant ce que le monde fait de beau, car oui, il se passe aussi de belles choses. En partageant les belles histoires, en permettant à tous de se connecter, peut-être arriverons-nous à changer le monde… »

Envie de flâner sur internet en étant sûr de ne tomber que sur des articles ou vidéos qui font du bien au moral ? Ce site est fait pour toi : https://www.loptimisme.com/

L’optimisme est presque un acte militant ! par Catherine Testa

Open Mind n° 12 ; juillet-août 2019 ; Dossier : Positiver sans être dans le déni

Et voici quelques extraits intéressants du dernier article du dossier « positiver sans être dans le déni ».

C’est quoi pour vous l’optimisme ?

C’est partir du principe que demain peut être meilleur qu’aujourd’hui et tout faire en ce sens. Deux notions s’inscrivent donc en filigrane : l’action et la responsabilité. En prenant le parti de l’optimisme, nous acceptons qu’une part de la solution à nos problèmes vienne de nous. Et qu’il peut être utile d’essayer de changer les choses.

L’optimisme et le bien-être sont intimement corrélés : quels conseils pouvez-vous donner pour prendre soin de soi au quotidien ?

Prendre soin de soi implique de se retrouver. Or impactés par des milliers de stimuli chaque jour, nous avons du mal à nous accorder ce temps-là. Que nous passions un moment à méditer, marcher ou nous asseoir sur un banc, c’est le seul moyen pour prendre conscience de notre état interne, réfléchir et reprendre notre souffle.

Il m’a fallu du temps pour arriver à cette pleine conscience de mon état interne. Dorénavant, j’ai tant besoin de ces instants quotidiens sans stimuli que je me demande comment je vais réussir un jour à retourner dans cette course acharnée qu’est la vie quotidienne. A-t-on réellement la possibilité de rester connecté à soi lorsqu’on travaille à temps plein et que tout nous incite au contraire ?

Être serein sur le futur suppose aussi de croire en soi. Comment y parvenir lorsqu’on a connu plusieurs échecs ?

Il me semble important de considérer nos actions sous un autre prisme que celui de l’échec ou de la réussite. Quoi que nous entreprenions, nous validons ou non un scénario : soit ce dernier est viable, soit nous auront essayé ! Même sans aboutir au résultat escompté, cette expérience mérite d’être valorisée.

Comment muscler la confiance en soi ?

En étant plus enthousiaste sur nos réussites et en cessant de minimiser nos talents ! C’est un cheminement car nous sommes dans une société où nous avons tendance à modérer nos réussites.

Connaissez-vous des moments où le pessimisme reprend le dessus ? Comment les gérez-vous ?

Dans ces moments là, je ne vais jamais me contraindre sinon je ne suis plus dans la justesse. Je fais quelque chose dont j’ai envie (…). Je garde aussi en tête le cycle du temps : il n’est pas grave de flancher à un moment donné car tout est temporaire.

Voilà un état d’esprit qui a été une grande étape vers mon mieux-être. Avant, quand j’avais « un jour sans », je restais en boule dans mon canapé à me maudire toute la journée : « tu es trop nulle, regarde-toi là vautré dans le canapé au lieu d’avancer… ». Dorénavant, je vais me parler comme je parlerais à une amie : « ok, toi, ça ne va pas aujourd’hui. Alors, tu vas te chouchouter. Qu’est-ce qui te ferait du bien ?  » Je peux terminer dans le canapé devant un bon film, par exemple. Mais ce sera ressourçant car c’est un droit que je m’octroie et non une tare que je subis. Le meilleur des conseils ? PARLE-TOI COMME TU PARLERAIS À UN AMI. C’est une astuce qui m’aide beaucoup. Lorsque je m’auto-flagelle, je m’arrête dorénavant bien vite car je suis rattrapée par l’idée que JAMAIS je ne parlerais comme ça à un ami…

Quel est pour vous le secret d’une personne optimiste ?

Ce sont des gens qui sont dans l’action. Un optimiste va essayer de faire des choses : au pire des cas, ça ne marchera pas mais il aura essayé et sera en paix avec lui-même.

L’action amène énergie et confiance. Encore une phrase qui m’aide énormément. Chaque jour, je me lance un objectif pour le lendemain, juste un. Même si je ne suis pas bien. Souvent, le fait d’agir me donne l’énergie de continuer d’autres choses. Parfois, cela ne change rien à mon état du jour et je me contente alors de ce petit objectif. Je me demande après, comme dit plus haut, ce que je pourrais faire pour me chouchouter. Le fait d’avoir d’abord exécuté cette petite action me permet de moins culpabiliser, de garder confiance.

Avez-vous une phrase fétiche qui vous redonne instantanément le sourire ?

« Si tu n’aimes pas l’endroit où tu es, bouge, tu n’es pas un arbre. » Elle est très puissante car elle exprime le mouvement, sans que celui-ci n’implique forcément quelque chose de radical. Bien souvent, cela revient à faire simplement un petit pas de côté, pour changer d’angle de vue.

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Comment tendre vers l’optimisme ? par Caroline Frisou

Open Mind N°12 ; juillet-août 2019 ; Dossier : positiver sans être dans le déni.

Continuons à comprendre la différence entre optimisme et déni. C’est un sujet qui me tient à coeur vu que j’étais une personne très positive et ce de façon spontanée. Tomber en burnout m’a poussé à maudire cet état d’esprit qui m’avait effectivement aidé à plonger dans un profond déni. Doucement, mon côté positif reprend le dessus. Alors, comment être positive sans retomber dans le déni ?

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