Site : l’optimisme, et si on souriait.

« Les médias ont tous une mission. Celle de l’Optimisme est de changer ce à quoi le monde porte attention. Nous sommes convaincus qu’il est important de mettre en avant ce que le monde fait de beau, car oui, il se passe aussi de belles choses. En partageant les belles histoires, en permettant à tous de se connecter, peut-être arriverons-nous à changer le monde… »

Envie de flâner sur internet en étant sûr de ne tomber que sur des articles ou vidéos qui font du bien au moral ? Ce site est fait pour toi : https://www.loptimisme.com/

L’optimisme est presque un acte militant ! par Catherine Testa

Open Mind n° 12 ; juillet-août 2019 ; Dossier : Positiver sans être dans le déni

Et voici quelques extraits intéressants du dernier article du dossier « positiver sans être dans le déni ».

C’est quoi pour vous l’optimisme ?

C’est partir du principe que demain peut être meilleur qu’aujourd’hui et tout faire en ce sens. Deux notions s’inscrivent donc en filigrane : l’action et la responsabilité. En prenant le parti de l’optimisme, nous acceptons qu’une part de la solution à nos problèmes vienne de nous. Et qu’il peut être utile d’essayer de changer les choses.

L’optimisme et le bien-être sont intimement corrélés : quels conseils pouvez-vous donner pour prendre soin de soi au quotidien ?

Prendre soin de soi implique de se retrouver. Or impactés par des milliers de stimuli chaque jour, nous avons du mal à nous accorder ce temps-là. Que nous passions un moment à méditer, marcher ou nous asseoir sur un banc, c’est le seul moyen pour prendre conscience de notre état interne, réfléchir et reprendre notre souffle.

Il m’a fallu du temps pour arriver à cette pleine conscience de mon état interne. Dorénavant, j’ai tant besoin de ces instants quotidiens sans stimuli que je me demande comment je vais réussir un jour à retourner dans cette course acharnée qu’est la vie quotidienne. A-t-on réellement la possibilité de rester connecté à soi lorsqu’on travaille à temps plein et que tout nous incite au contraire ?

Être serein sur le futur suppose aussi de croire en soi. Comment y parvenir lorsqu’on a connu plusieurs échecs ?

Il me semble important de considérer nos actions sous un autre prisme que celui de l’échec ou de la réussite. Quoi que nous entreprenions, nous validons ou non un scénario : soit ce dernier est viable, soit nous auront essayé ! Même sans aboutir au résultat escompté, cette expérience mérite d’être valorisée.

Comment muscler la confiance en soi ?

En étant plus enthousiaste sur nos réussites et en cessant de minimiser nos talents ! C’est un cheminement car nous sommes dans une société où nous avons tendance à modérer nos réussites.

Connaissez-vous des moments où le pessimisme reprend le dessus ? Comment les gérez-vous ?

Dans ces moments là, je ne vais jamais me contraindre sinon je ne suis plus dans la justesse. Je fais quelque chose dont j’ai envie (…). Je garde aussi en tête le cycle du temps : il n’est pas grave de flancher à un moment donné car tout est temporaire.

Voilà un état d’esprit qui a été une grande étape vers mon mieux-être. Avant, quand j’avais « un jour sans », je restais en boule dans mon canapé à me maudire toute la journée : « tu es trop nulle, regarde-toi là vautré dans le canapé au lieu d’avancer… ». Dorénavant, je vais me parler comme je parlerais à une amie : « ok, toi, ça ne va pas aujourd’hui. Alors, tu vas te chouchouter. Qu’est-ce qui te ferait du bien ?  » Je peux terminer dans le canapé devant un bon film, par exemple. Mais ce sera ressourçant car c’est un droit que je m’octroie et non une tare que je subis. Le meilleur des conseils ? PARLE-TOI COMME TU PARLERAIS À UN AMI. C’est une astuce qui m’aide beaucoup. Lorsque je m’auto-flagelle, je m’arrête dorénavant bien vite car je suis rattrapée par l’idée que JAMAIS je ne parlerais comme ça à un ami…

Quel est pour vous le secret d’une personne optimiste ?

Ce sont des gens qui sont dans l’action. Un optimiste va essayer de faire des choses : au pire des cas, ça ne marchera pas mais il aura essayé et sera en paix avec lui-même.

L’action amène énergie et confiance. Encore une phrase qui m’aide énormément. Chaque jour, je me lance un objectif pour le lendemain, juste un. Même si je ne suis pas bien. Souvent, le fait d’agir me donne l’énergie de continuer d’autres choses. Parfois, cela ne change rien à mon état du jour et je me contente alors de ce petit objectif. Je me demande après, comme dit plus haut, ce que je pourrais faire pour me chouchouter. Le fait d’avoir d’abord exécuté cette petite action me permet de moins culpabiliser, de garder confiance.

Avez-vous une phrase fétiche qui vous redonne instantanément le sourire ?

« Si tu n’aimes pas l’endroit où tu es, bouge, tu n’es pas un arbre. » Elle est très puissante car elle exprime le mouvement, sans que celui-ci n’implique forcément quelque chose de radical. Bien souvent, cela revient à faire simplement un petit pas de côté, pour changer d’angle de vue.

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Comment tendre vers l’optimisme ? par Caroline Frisou

Open Mind N°12 ; juillet-août 2019 ; Dossier : positiver sans être dans le déni.

Continuons à comprendre la différence entre optimisme et déni. C’est un sujet qui me tient à coeur vu que j’étais une personne très positive et ce de façon spontanée. Tomber en burnout m’a poussé à maudire cet état d’esprit qui m’avait effectivement aidé à plonger dans un profond déni. Doucement, mon côté positif reprend le dessus. Alors, comment être positive sans retomber dans le déni ?

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Positiver, oui mais… par Catherine Dupont

Open Mind n°12 ; juillet-août 2019 ; Dossier Positiver sans être dans le déni.

Positiver… Ce mot m’était devenu insupportable depuis mon burnout. Je suis une personne spontanément positive, enthousiaste et joyeuse. Et j’ai tellement eu l’impression que cet état d’esprit a joué dans la sévérité de mon burnout. J’aurais dû être alerté bien plus vite. Il m’a du coup fallu du temps, beaucoup de temps, pour me réconcilier avec l’optimisme. Mais petit à petit, grâce à mes lectures, j’arrive à cibler plus facilement ce qui a réellement posé problème au lieu de tout rejeter en bloc. Et justement, le magazine open mind de ce mois-ci a fait un dossier sur le positivisme. Ce dossier fait partie des lectures qui m’ont aidé à comprendre mes failles et à me réconcilier avec cet état d’esprit. En voici quelques extraits.

Sommes-nous tous égaux face à l’optimisme ?

Les individus ayant eu de fréquentes sensations de satisfaction dans leur vie ont élargi les capacités de leur circuit de la récompense. (…) Concrètement, cela signifie que pour la même bonne nouvelle, certains ressentent deux fois plus de satisfaction (sécrétion hormonale du plaisir) que d’autres.

Les conséquences de l’optimisme ou du pessimisme.

Il n’est pas difficile de comprendre que le pessimisme peut conduire à une dépression. Plus intéressant est le lien fait dans l’article entre optimisme et comportements addictifs :

Le cerveau surentraîné au déclenchement du circuit de la récompense sécréterait trop d’hormones euphorisantes, occultant les dangers potentiels d’une situation pour n’en retenir que le plaisir.Ce phénomène pourrait expliquer le fait de demeurer dans des comportements ou des relations toxiques. Le plaisir ressenti lors des petits moments de satisfaction étant décuplé, le sentiment de peur, de danger ou de tristesse serait occulté.

Positiver à mauvaise presse

La société actuelle présente la particularité de faire l’éloge de la pensée positive tout en véhiculant des images générant peur et méfiance.

Le danger d’une vision extrême ?

Nous sommes nombreux à enjoliver la réalité de nos souffrances et de nos peurs pour ne pas prendre le risque de changer les situations que nous vivons.

Ce déni mis en place par l’inconscient peut s’avérer dangereux s’il occulte les mécanismes d’alerte de notre organisme. La peur, lorsqu’elle est légitime, nous veut du bien: elle nous sert à nous préparer à nous défendre, à fuir ou à attaquer.

Dans le même registre certaines situations tragiques nous font traverser des sentiments de tristesse, d’abandon, de rejets très profonds qu’il est utile d’entendre. Aucun processus de deuil ne s’accomplit sans traverser la colère et la tristesse, parfois la culpabilité et le sentiment d’indignité… Vouloir court-circuiter cet état ne fait que le renforcer intérieurement et les angoisses refoulées réapparaîtront de plus belle.

Une autre définition du positif ?

Une vision positive serait une vision la plus objective possible, dénuée de l’interprétation biaisée relative à l’empreinte laissée dans notre psychisme par nos expériences passées.

Autrement dit devenir positif relèverait d’un travail sur nous-mêmes pour connaître nos failles et mécanismes de défense. Il deviendrait alors possible de les repérer lors de leur mise en oeuvre afin d’en amoindrir leur pouvoir. In fine, nous serions alors capables d’effectuer nos choix plus librement. Rien à voir avec l’obligation d’une vision d’un monde de bisounours.

08-10 L’envie d’écrire

L’envie d’écrire revient en force. C’est une activité qui me ressource et qui m’aide à me focaliser sur le positif. Je m’étais fort réfugiée derrière ma plume l’année passée mais j’ai eu beaucoup de mal à me poser ces derniers temps, me sentant constamment en « hyperactivité cérébrale ». Dans ces moments là, lire est encore plus difficile qu’écrire. N’arrivant plus à lire « pour de vrai », je me suis du coup replongée insidieusement dans le dédale d’internet. Mes doigts glissaient machinalement sur mon écran pour faire défiler images et textes en tout genre, laissant mon esprit subir les effets d’articles hasardeux attisant tantôt espoir, tantôt angoisses.

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07-10 le mythe de la super-maman

Ma fille est à nouveau malade et mes angoisses reprennent de plus belle. Difficile de ne pas culpabiliser, de ne pas me dire que je devrais lui servir de modèle en lui montrant qu’on peut sortir d’une dépression, qu’il suffit de le vouloir… Mais il ne suffit pas de le vouloir. Cette réalité me rattrape à chaque fois même si je ne l’intègre pas encore pour autant.

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L’école tue !

Comme à chaque fois, elle s’est épanouie durant les vacances d’été. Elle s’est remise à parler, à rire, à participer à la vie de famille. Mais septembre a pointé le bout de son nez bien vite. L’heure de la rentrée a sonné et les angoisses m’ont envahies. Même si j’ai espéré de tout mon coeur que cette année soit différente des autres…

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