Le bilan sanguin

Je suis allée voir un médecin généraliste spécialisé en micronutrition… Cette fameuse médecine fonctionnelle tant controversée. Certains crient au loup de façon alarmiste, d’autres parlent de la médecine de demain. Beaucoup de professionnels, dont ma psychiatre, sourient en disant « je n’y crois pas trop mais si vous pensez que ça peut vous aider, grand bien vous fasse ». J’avoue être mitigée sur le sujet, tiraillée entre des témoignages qui font rêver et le prix exorbitant des compléments alimentaires. Si je prends tout ce que ce médecin m’a fortement conseillé, j’en ai pour deux-cents euros par mois. Malgré tout, je suis ravie d’avoir fait mon bilan et j’avais donc envie de te dire en quoi ces quelques rendez-vous m’ont aidé.   

Premièrement, j’ai vu noir sur blanc que je suis en burnout. Mon adrénaline est toujours au-dessus de la limite supérieure et mon cortisol n’a pas beaucoup de ressources. En d’autres termes, je suis toujours en état de stress chronique. Deux ans plus tard ! Évidemment, ça donne un p’tit coup au moral. Mais waouh ! C’est bien là. Ce n’est pas « M-O-I ». J’ai eu l’impression d’intégrer pour la première fois que c’était une réelle maladie, visible sur une prise de sang poussée.

Deuxièmement, ces résultats expliquent à eux-seuls mes symptômes : troubles de la mémoire et de la concentration, vertiges, douleurs musculaires, fatigue chronique… C’est con, on me rassure depuis le début, mais j’avais toujours cette sensation d’avoir grillé mes neurones. Mes troubles de la mémoire et de la concentration m’handicapent vraiment. Moi qui adore discuter, je ne peux aligner plus de trois phrases d’affilées sans devoir demander à mon interlocuteur de quoi nous parlions. J’ai du mal à suivre un film car j’oublie des scènes ou des personnages importants. Je n’arrive absolument pas à me poser et je garde donc la frustration de pouvoir si difficilement lire et écrire. Bref, tout ceci m’angoissait énormément mais depuis que j’ai eu mes résultats, j’arrive enfin à assimiler que tout est dû à un dérèglement hormonal et que tout rentrera dans l’ordre dès que j’aurai ce stress chronique sous contrôle.

Pour finir, le médecin m’a parlé d’hyperactivité cérébrale. Je me suis tant reconnue dans son explication que j’en était émue aux larmes de me sentir comprise. C’est fou le soulagement que nous pouvons ressentir lorsque quelqu’un pose des mots sur ce que nous ressentons mais n’arrivons pas à décrire. Qui plus est, le discours du médecin m’a aidé à totalement changer mon angle d’attaque : « vous vous efforcez à obliger votre corps à suivre votre mental. Mais votre corps s’épuise, il ne peut pas suivre. Ce n’est pas le corps qu’il faut rebooster, c’est votre mental qu’il faut calmer. Votre corps retrouvera naturellement son énergie dès que le mental cessera ». C’est à nouveau un conseil que j’ai entendu maintes fois en consultation. Mais le fait d’avoir ces résultats devant les yeux m’a permis d’enfin croire à ce discours qui, jusqu‘à maintenant, me donnait plutôt envie d’hurler que non, mon corps devrait pouvoir suivre !

Je ne suis pas encore décidé à acheter ces compléments qui devraient pouvoir calmer mon mental. Mais elle m’a aussi donné quelques conseils « gratuits » : manger hyper-protéiné le matin ; végan le soir, ne rien manger entre 20h et 8h et commencer la journée par une promenade. Le médecin a terminé en expliquant que la plupart de ses patients viennent dans l’espoir de redevenir comme avant : mais votre corps n’acceptera plus jamais le comme avant. Il va falloir accepter le changement et être plus attentif à votre corps. »

Je ne peux pourtant pas prétendre en avoir fait des règles de vie. Mais je me concentre davantage qu’avant sur mes troubles alimentaires. J’y arrive parfois… Et parfois pas… Ce qui m’agace profondément. Alors je me répète, encore et encore, que j’ai mis des nouvelles choses en place et que j’ai réellement l’espoir que ce sera efficace. Je dois accepter que ça me prenne encore un peu de temps. Voir les avancées et non les limites. Ne pas culpabiliser mais avancer. Ne pas se détester mais avancer. Accepter, sans se résigner… Et avancer. Juste avancer.

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je ne fais jamais rien à moitié.

4 réflexions sur « Le bilan sanguin »

  1. Bonjour
    Je me reconnais en grande partie dans votre blog .
    Je suis aussi allée voir un médecin fonctionnelle.
    Vous as t on donné de l hydrocortisone ?
    Merci et bon courage

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    1. Bonjour,
      je craignais qu’on me conseille ce genre de choses mais non. Pour elle, l’urgence c’est de calmer le mental – diminuer le taux d’adrénaline. Le cortisol se régulera à son tour. Elle m’a dit qu’elle envisagerait l’hydrocortisone uniquement si je ne vais pas mieux après avoir pris les compléments durant quatre mois mais elle semblait vraiment certaine que ce ne serait pas nécessaire. Courage à vous aussi et au plaisir de vous lire.

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      1. Vous pouvez me contacter sur messenger
        Ancama laugier.
        Le médecin fonctionnel m a donné tellement de compléments que cela m a affolé.
        Cela peut-être intéressant de voir ce qu il vous a donné.
        Merci

        Aimé par 1 personne

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