Bonjour toi, bonjour 2020

2020… Nous y sommes… Et je pointe timidement le bout de mon nez sur ce blog pour venir te souhaiter une année enrichissante qui te permettra d’avancer en conscience sur ton chemin de vie (oui, oui, on a tout le mois de janvier pour les voeux, je ne suis pas en retard 😛). Je profite pour ma part  de cette nouvelle année – cette nouvelle décennie – pour effacer du blog mon journal (miracle burnout) et le recommencer à nouveau. Envie de tourner la page, simplement…

Tourner la page ? Non, finalement, ce n’est pas le bon terme. La page blanche ne m’attire pas. Je ne veux pas oublier tout ce que ces deux années ont réveillées en moi. Mais je sens depuis quelques mois un réel changement intérieur. Comme si j’intégrais subitement tout ce que j’avais emmagasiné comme connaissances via mes lectures et ma thérapie. Mon état d’esprit a radicalement changé. Je ressens plus que jamais la liberté qu’apporte le détachement. Je m’accroche à tous ces moments présents, gratuits, à portée de main. Je m’accroche aux petits bonheurs et j’accepte mes limites du moment. Je comprends à quel point la résistance est la plus grande des souffrances, alors j’accepte… ou j’essaie… je n’en suis – malgré tout – pas toujours capable.

Ce n’est pas de la magie. Cet état d’esprit n’empêche pas la souffrance, le doute, l’apitoiement, la frustration, voire même la rage que la maladie engendre en nous. Mais ils ont un goût moins amer ; ils prennent moins d’ampleur. Je ne m’identifie plus à eux. Je les vois comme des nuages qui passent dans le ciel, bien consciente qu’ils auront disparus le lendemain. Ils me servent tout simplement de piqures de rappel : mon corps n’acceptera plus jamais « ça ». Ils m’aident à entendre et respecter mes limites. Alors on se laisse aller… sans se juger… sans s’identifier à cette douleur qu’on ressent. On accepte la mauvaise journée, on observe nos sensations, on se chouchoute, et on redémarre de plus belle le lendemain. La crainte de ne jamais réussir à reprendre le contrôle de mon corps me fait peur, bien entendu, mais m’y attarder m’enfonce alors je reviens au moment présent… Un pas à la fois, et le reste suivra.

Mais comment suis-je passé de la théorie à l’assimilation réelle ? Je n’y suis pas arrivée par hasard. Je l’ai plutôt ressenti tel un instinct de survie, un déclic quand tout devient trop lourd. Dans mon cas, ce déclic a été assez violent… Ma fille a fait une TS… Elle va bien… Je t’en parlerai peut-être plus longuement un jour, quand je serai prête… Mais toujours est-il que cet acte a fait basculer mon état d’esprit à 180°. Soudain, l’essentiel saute aux yeux. Ce qui nous paraissait insurmontable devient possible. Ce qu’on pensait insupportable n’a plus tant d’importance. J’ai enfin eu la force de ne pas m’écrouler avec elle, la conscience qu’elle ne pouvait pas porter cette responsabilité-là…. Pas maintenant que tout allait mieux. Oui, pour la première fois depuis mon burnout, j’ai su redevenir un pilier. Et j’ai affronté des choses qui m’auraient mis à terre six mois plus tard. Oui, c’est ce jour là que j’ai su appliquer pour la première fois tout ce qui n’était jusqu’alors une théorie qui me faisait rêver.

Je manque de mots pour exprimer ce que ce geste a enclenché en moi. Même ma solitude (dû à la phobie sociale) n’était soudain plus un problème mais une simple nécessité : j’ai eu besoin de me réfugier totalement dans mon petit foyer, déployant toutes mes forces pour y maintenir une ambiance sereine. J’ai morflé physiquement, surtout au niveau des muscles, mais j’ai toujours réussi à garder le moral… Pour elle… Je le lui devais !

Depuis une semaine, les choses se stabilisent. La vie reprend son cours. Et l’envie de revenir ici me revient doucement. Je n’ai pas l’âme d’une « influenceuse ». Mon but n’est pas d’en faire un revenu quelconque. Mais j’aime le lieu de partage que ce blog m’apporte. Il me met en contact avec toi… et toi… et toi. Et je suis à chaque fois touchée par ton bout d’histoire.

Alors, bienvenue 2020. En avant pour de nouvelles avancées. Nous avons une mission : sortir plus fort de notre burnout. Et on va y arriver. Vive la vie ❤

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je ne fais jamais rien à moitié.

5 réflexions sur « Bonjour toi, bonjour 2020 »

  1. Coucou Hp. Bonne et heureuse année à toi et à ta famille. Tes mots sont justes et pudiques et remettent les pendules à l heure. Tu peux être fière de toi comme moi même je suis fière de moi. Avancer à son rythme et banaliser le chaos des tracas du quotidien, être heureuse chaque jour d être là, se recentrer sur l’ essentiel quand notre esprit s échappe, s avoir se reposer sans se justifier, prendre du recul sur le superflu pour voir l essentiel du voyage de notre vie, apprécier chaque souffle, chaque sourire, chaque arrêt du trajet de notre parcours, prendre le recul sur les jalousies, les colères, les pensées et échos négatifs de soi et des autres, arrêter de s interroger mais profiter, profiter, profiter. Voir que chaque instant est unique en vivant l instant présent et être la maman, l épouse, l amie, la collègue à l écoute et ouverte au partage. Je t embrasse

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      1. Coucou Toi…C est drôle que tu me dises cela alors que toi………tu transmets dans tes écrits tellement de choses que j ai l impression de te connaître. Ton blog est tellement bien transcrit que chaque lecteur doit en rester bouche bée…..Mais merci à toi pour le compliment. Quand je me sentirai mieux je compte m inscrire à un atelier d écriture mais là je me sens encore trop éloignée de la concentration avec l écriture et la lecture. J ai repris le boulot trois jours par semaine devant ordinateur toute la journée. Quand je rentre à 17 heures je m accorde une sieste de 1 heure à 1 heures 30, je prépare le souper et après le repas et bien hop…au lit. La chance que j ai actuellement c est que je n ai plus d enfant à la maison et Ouf je souffle à mon rythme. Ah oui je voulais te dire prends le temps nécessaire pour les antidépresseurs,.et un jour sans crier gare tu sentiras de toi même le bon moment pour arrêter. Perso si j avais écouté le psychiatre j en avalerais toujours autant. Depuis 3 ans j en prenais 150 mg par jour (oui tu lis bien…). En décembre de moi même j en ai pris un jour sur 2 durant 3 semaines, puis 1 jour sur trois et là depuis une semaine je le prends le mardi et le vendredi. Je fais mon sevrage à mon rythme mais je compte bien le dire un jour à mon psy…😂😂😂 Gros bisous à ta tribu. Isabelle

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      2. Il faut s’écouter en premier lieu. Un médecin n’a pas la science infuse et j’ai appris à n’écouter que ce qui faisait écho en moi… grande étape pour une soumise comme moi 😜
        Si j’avais écouté mon psychiatre, j’étais moi aussi à 150mg. J’ai accepté 30 mg car ça devenait une question de survie mais tant que je gère, je gère.
        Merci pour tes compliments qui me font autant bizarre qu’à toi 😉 En tout cas, tout comme toi j’ai déjà louché sur des ateliers écriture… Mais pas encore la concentration nécessaire.
        En tout cas, ça fait vraiment plaisir de lire à quel point tu vas mieux… Même si je ne doute pas de l’énergie que ça te demande. Tu es bluffante. 🌷

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