Comment tendre vers l’optimisme ? par Caroline Frisou

Open Mind N°12 ; juillet-août 2019 ; Dossier : positiver sans être dans le déni.

Continuons à comprendre la différence entre optimisme et déni. C’est un sujet qui me tient à coeur vu que j’étais une personne très positive et ce de façon spontanée. Tomber en burnout m’a poussé à maudire cet état d’esprit qui m’avait effectivement aidé à plonger dans un profond déni. Doucement, mon côté positif reprend le dessus. Alors, comment être positive sans retomber dans le déni ?

Accueillir ses émotions

Rester optimiste ne signifie pas de taire les émotions sommeillant en nous mais de les accueillir et de les comprendre.

C’est certainement une des fausses idées qui étaient la plus présente en moi. Ne pas se donner le droit de ressentir de la colère, de la tristesse ou encore du stress. J’ai complètement occulté toutes ces émotions. Dorénavant, j’accueille mes émotions en pleine conscience et j’essaie de ne pas les rejeter par l’autoflagellation : oui, j’ai le DROIT de ressentir toutes ces émotions négatives même si « la personne fait de son mieux », même si « il a tellement fait pour moi », même si « il n’en n’a pas conscience », même si « il y a tellement pire », même si « je l’ai un peu cherché ». Juste se donner le droit de les ressentir.

Cultiver les sources de joie

Pour mieux les définir, revisitez intérieurement les moments de votre existence où vous vous sentez léger, heureux et où l’énergie de vie vous habite pleinement.

Peu importe leur nature : activités artistiques ou sportives, moments de détente ou de rigolade, conversations passionnées ou communions avec le silence, ce qui importe est de définir toutes ces étincelles de lumière vous permettant de gagner en énergie et en sérénité.

Avant, j’allais suivre mes envies du moment sans me demander si c’était ce dont j’avais vraiment besoin dans l’immédiat. Aujourd’hui, j’ai bien plus conscience de ce que telle ou telle activité peut m’apporter. L’idée n’est pas d’être plus productive mais plus consciente de mon état intérieur, de mes limites et de mes besoins ainsi que des activités qui répondent à ces besoins du moment. Depuis, j’arrive plus facilement à me faire du bien en mode

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Être en gratitude

L’optimisme est comparable à un muscle, dont le développement suppose de cerner au mieux tout ce qui nous enrichit d’ores et déjà positivement. Avoir conscience de ces éléments, s’en réjouir et se les remémorer permet de se connecter plus aisément au sentiment de gratitude et à une énergie haute favorisant un cercle vertueux.

Nous parlons ici évidemment d’une véritable gratitude, dénuée de culpabilité. Le but n’est pas de se dire « je n’ai pas le droit de me plaindre du bruit alors que certains sont tellement seuls » mais juste de lutter contre cette sensation de « rien ne va plus ». Une angoisse monte ? Je l’écoute puis je me rassure tel un enfant en pensant à tout ce qui se passe bien.

Développez sa faculté de résilience

Quand l’adversité fait rage, il peut être intéressant de nous souvenir en les notant noir sur blanc, des situations passées que nous avons surmontées.

En explorant notre chemin de vie, il s’agit de prendre conscience du héros qui sommeille en chacun de nous et de ses forces, pour mieux les réactiver dans le présent.

Nous sommes tous des héros…. Nous avons tous des forces cachées en nous. Oui, toi aussi ! Tu vas prendre le temps qu’il te faudra, mais cette maladie, tu vaincras !

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je ne fais jamais rien à moitié.

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