18 août : griffonner dans la nuit

Je me déteste.

Je déteste qui je suis devenue et même qui j’étais.

Je me déteste de ne pas arriver à fonctionner comme avant… Tout comme je me déteste de ne pas accepter de fonctionner autrement.

Je me déteste pour cette colère que je ressens… mais je me déteste aussi de refuser de la ressentir.

Je n’arrive pas à écrire que je déteste cette vie car la vie est bien trop précieuse que pour la haïr. Mais je me déteste de ne plus être capable de l’apprécier à sa juste valeur.

Je comprends plus que jamais qu’une personne qui commet l’irréparable ne le fait pas parce qu’il ne VEUT plus, mais parce qu’il ne PEUT plus. Parce qu’on a beau sourire, on a beau se dire que ce n’est qu’une question de volonté, les démons intérieurs sont plus forts. La vérité nous rattrape coûte que coûte. Et si on refuse de prendre le risque de blesser des proches en posant le mal qui nous habite… mais que celui-ci nous ronge de l’intérieur à un tel point qu’on finit par faire souffrir quand même…. Que reste-t-il comme solution ? On se laisse envahir par cette douleur, mélange de souffrance et de colère…. Et on ne sait que faire d’autres que de la rejeter sur soi-même.

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je n’en fais jamais rien à moitié.

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