6 juillet : les préparatifs

Demain, le réveil sonnera à 4h du matin. Demain, nous allons lever les deux plus petits pour partir à l’aventure durant une semaine. Prendre l’avion, séjourner en groupe dans les montagnes de l’Andalousie, dormir sous tente… Le bonheur, non ?

Et pourtant, ça fait une heure que je suis en larmes au milieu des bagages. Comment va-t-on faire avec les tentes, les sacs de couchage et tout le bazar. Comment emporter le tout dans un avion ? Et tout ça pour rester six jours. C’est trop, trop cher, trop compliqué, trop stressant… Je n’aurais pas dû me lancer là-dedans !

Mais où est passé cette femme qui se tracassait jamais de rien et qui faisait simplement confiance à la vie ? Celle qui avait au contraire le don de gérer les angoisses des autres avec son éternel « t’inquiète, y’a pas de problèmes. » Elle me semble si loin…

Me voici donc au milieu de toutes ces affaires, les yeux noyés de larmes, les bras croisés et la moue boudeuse, affirmant à mon mari que « non, je ne pars plus ! » Il a appris à gérer ce genre de crises lui aussi. On ne les laisse plus nous gâcher la vie comme c’était le cas au début de mon burnout. Il sort encore un petit « calme-toi » maladroit qui fait pire que mieux puis se rattrape et me rassure : t’inquiète pas, je suis avec toi. Et demain, tes angoisses seront passées et tu seras contente de l’avoir fait ».

Ses mots m’aident à me recentrer sur l’essentiel. Ok, je ne sais pas contrôler mes angoisses mais je sais décider qu’elles ne me pourriront pas la vie. C’est le but de ce voyage, de ma reprise de boulot, etc : ne pas me laisser vaincre, prouver encore et encore à mon cerveau que les angoisses ne mènent à aucune catastrophe, bien au contraire. Et espérer que le message intègre progressivement mes neurones afin de me libérer bien vite de ces crises que je déteste tant.

J’ai la tourniole à force de bloquer ma respiration. Respire ! Continue les sacs et tu verras bien. T’es pas la seule à prendre l’avion avec deux tentes, relativise ma grande ! Je me remets doucement à préparer la valise. Mon mari me lance un petit sourire :  » Tu repars avec nous ? » Je ri à mon tour : « mouais, on verra ! »

Mais oui, bien sûr que je pars avec eux. Parce que cette maladie ne bouffera pas ma vie. Et toi qui me lis si souvent, je te prends avec moi. Car j’aime l’idée de te prouver à toi aussi qu’il ne faut pas se laisser abattre. Accepte tes limites du moment mais vis, bordel. Vis avec tes faiblesses, avec tes crises, tes larmes, tes craintes et même tes cris. Mets-y le plus possible de rires et de tendresse. Finalement, n’est-ce pas ça la vie ?

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je n’en fais jamais rien à moitié.

Une réflexion sur « 6 juillet : les préparatifs »

  1. Oh….Je te comprends tellement, je sais que ce type de démarche est un stress mais tu vas boucler tes valises, te poser 1000 questions et quand tu te réveilleras demain tu auras cette petite pointe d angoisse dans la poitrine et ce jusqu’à destination. Une fois sur place, tu pourras respirer et vivre l instant présent, profitez de toi, de ton mari et de tes enfants……………. L Univers te montrera le chemin vers les magnifiques paysages que tu aimes tant, vers la joie du camping et le repos de l âme. De jours en jours tu seras libérée de tes angoisses et tu savoureras l instant présent. Au retour, tu seras fière de toi de l avoir fait ce voyage. Fais confiance à la vie et dis toi que tu n es pas seule et que ton mari est avec toi pour affronter tes démons. Dis toi que tu vis ces vacances seulement avec les personnes que tu aimes le plus au monde……Ça va aller ma belle…..Ce ne sont que des vacances après tout….😆

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