30 juin, vive les vacances

J’ai toujours aimé le début des vacances. C’est un des avantages de mon métier à mes yeux : le plaisir annuel de pouvoir balayer l’année, garder le précieux, jeter le moins bon et se lancer plein d’objectifs pour l’année à venir. L’année passée, je n’ai pas ressenti ce plaisir. Mais cette année, mon enthousiasme de fin d’année est bien présente. Ma tête regorge de défis pour ces deux mois afin de préparer au mieux l’année scolaire suivante.

Hier, j’ai trié, rangé et nettoyé la buanderie à fond. Aujourd’hui, j’étais seule avec les enfants. Il y a peu, j’aurais traîné dans leurs environs, m’énervant sur eux à la moindre occasion et les laissant presque toute la journée avec écrans à volonté pour survivre. Mais j’ai bien plus d’énergie aujourd’hui et j’ai réussi à m’occuper d’eux toute la journée. On a appliqué notre nouvelle routine du dimanche matin : mettre la musique de notre playlist « happy » et ranger tous ensemble. Ça marche du tonnerre. A un tel point que ce sont les enfants eux-mêmes qui nous le rappelle. On appuie sur le fait qu’on est une famille et qu’on doit s’entraider et depuis, hasard ou pas, il n’y a plus de disputes quand on demande à l’un de ranger ce qu’il estime ne pas avoir dérangé. Au lieu de ça, ils nous disent  » c’est pas moi mais on est une famille et donc ça ne me dérange pas de le faire » 😍

On a donc rangé leur chambre dans la bonne humeur. Ils faisaient une pause écrans quand la motivation s’amenuisait. Ils ont chacun aspiré et nettoyé leur propre chambre. Oui, oui, même le petit de cinq ans. Ils sont fiers et prennent du coup mieux soin de leur petit cocoon. Quant à moi, je retrouve la maman que j’étais avant mon Burn-out et ca m’aide grandement à reprendre confiance en moi.

Vers 17h, par contre, mes batteries étaient totalement déchargées. C’est un des problèmes qui persistent : je ne le sens pas venir. J’ai l’impression de passer de 100% à zéro. Je suis dynamique, je ri, je chante et soudain, hop, tout résonne, mes tympans tremblent, j’ai des vertiges et l’envie de me mettre en boule dans un coin et de fondre en larmes. Je ne sens peut-être rien venir, mais je sais par contre comment réagir. Avant, je m’obstinais à rester dans le bruit. Un entêtement par pure fierté car ma présence ne servait à rien d’autres qu’à mettre du stress : je criais pour un rien. Aujourd’hui, je ne m’obstine plus. J’ai péniblement attendu le retour de mon mari à 18h et je suis montée en haut. Une heure… Une heure de silence. Me coucher, fermer les yeux et respirer profondément. Puis, prendre le temps d’écrire ou de lire. En suite, je suis capable de descendre et de terminer la soirée en famille.

Avoir la batterie à zéro sans le sentir venir me fait malgré tout un peu peur. Que vais-je faire si ça m’arrive en classe ? Mais j’ai une belle liste de phrases magiques dorénavant qui me donne réponse à tout : prends soin des minutes, et les heures prendront soin d’elles-mêmes. ❤️

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je n’en fais jamais rien à moitié.

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