27 mai : le contrecoup

J’admire les photos prises durant ma semaine de retraite pour garder un peu de magie en moi… Le contrecoup est toujours difficile après avoir passé une semaine dans un endroit tellement magique…

Là-bas, nous prenons confiance en nous-même, en nos forces. Nous ne nions pas pour autant nos points faibles mais nous nous sentons capables de les assumer.

Là-bas, nous nous sentons capables de dépasser nos croyances limitantes, nos pires peurs et nos blessures les plus profondes.

Là-bas, nous nous sentons aimés pour qui on est. Un amour sincère qui ne cherche pas à transformer les défauts en non-dits. Un amour sincère qui t’accepte comme tu es tout en te confrontant à tes maladresses. On libére les émotions négatives en cercle de paroles. On exprime clairement les actes et paroles avec lesquels nous ne sommes pas d’accord. Ce n’est pas toujours évident de se regarder en face mais quand on t’aime d’un amour aussi vrai, tu te surprends miraculeusement à t’aimer pour qui tu es. Sans nier tes qualités et sans désirer camoufler honteusement tes faiblesses.

Faire un travail sur soi n’est pas facile. Comme dit ma psy, c’est comme un accouchement. Il faut souffrir avant de tenir une merveille tout contre nous. Aucun travail thérapeutique n’est possible tant qu’on n’est pas prêt à se regarder en face. Il faut être prêt à bousculer nos mécanismes de défense, lutter contre nos croyances,… On a tous nos blessures, nos souffrances. On a tous des raisons extérieures à notre maladie : harcèlement, dépendance affective, manipulation, un travail qui tue à petit feu, un deuil,… Mais tant que nous restons braqués sur ceux-ci, nous resterons piégés au fond du gouffre. Nous nous retrouvons envahis par le désespoir car nous n’avons aucun pouvoir sur les causes de notre mal-être. Ce sont les autres ou le coup du sort qui sont en cause donc que pouvons-nous y faire ?

La seule façon de se sentir capable de surmonter les épreuves de la vie, c’est de se sentir responsable. Attention, responsable et non coupable ! La culpabilité est tournée vers le passé et n’apporte aucune solution. C’est de la pure auto-flagellation. La responsabilité est tournée vers le futur. Cela signifie simplement que la solution est en nous. Tout en acceptant nos limites du moment.

Tout ça pour dire qu’une retraite est incomparable avec des vacances et que ce travail sur soi demande une force mentale que je ne pensais pas posséder. Nous avons ri mais aussi pleuré. Nous y avons vécu des moments forts, intenses mais aussi éprouvants. Nous ne sommes donc plus tout à fait les mêmes lorsque nous rentrons chez nous.

Sur la route du retour, on se sent fort de nos nouveaux enseignements. Mais nous retrouvons tous nos problèmes en rentrant. Nous nous retrouvons confrontés à nouveau aux éléments extérieurs, déclencheurs de notre Burn-out. Et c’est là qu’on ressent le contrecoup. Faire un tel travail sur soi demande tant d’énergie, et là soudain, on prend conscience que les causes externes, elles, n’ont absolument pas changées. Nos proches n’ont pas l’intention de faire un tel travail thérapeutique sur eux-mêmes, nos dettes ne se sont pas envolées, nos amours disparus ne sont pas revenus…

Nos pensées nous tirent dès lors vers la noirceur : « À quoi bon toutes ses remises en question si rien ne change autour de nous ? Marre de chercher les solutions en moi !  » Le choc avec la réalité est tel qu’on se sent limite dupé : « mon œil que je vais sortir du trou de cette façon. Si « eux » ne font rien, si « ça » ne change pas, je n’ai aucune chance d’aller mieux« . Et oui, tu l’entends bien : le désespoir frappe à nouveau à notre porte…

Mais si nous voulons bien y être attentifs, nous nous rendons compte que nous réagissons différemment qu’avant à toutes ces causes externes. Nous avons plus de recul, nous nous laissons moins envahir… Et si nous arrivons à nous concentrer sur ces petits changements qui s’opèrent en nous, le désespoir se meurt pour laisser l’espoir renaître de ces cendres.

Il faudra du temps mais les choses changeront. En nous ! Pour nous ! Parce que rien ni personne – aucune richesse ni aucune relation – ne vaut le sacrifice de la paix intérieure.

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je ne fais jamais rien à moitié.

5 réflexions sur « 27 mai : le contrecoup »

  1. Bonjour Hp dysjonctée. Je comprends que pour toi il est difficile de remettre les pieds sur notre planète Terre après avoir découvert une autre galaxie munie de merveilleux paysages et dont les habitants parlent le même langage que toi.
    Je te souhaite de découvrir avec maître BO toutes les richesses que tu possèdes en toi car moi je les vois juste là à travers mon écran. Tu as un Trésor dans ton âme et dans ton corps…il est enfoui, caché sous de lourdes barrières mais cherche bien et tu vas le trouver. Joue à cache cache avec toi même car il n est pas loin. Mets toi un jour par semaine un défi à relever rien que pour toi (comme si tu vivais sans mari ni enfant)….Et le trésor tu vas le démasquer. Bonne soirée et au plaisir de te rencontrer à Bruxelles, ici ou ailleurs

    Aimé par 2 personnes

    1. Bonjour à toi….Je ne sais pas si cela t intéresse de nous mettre un défi de se rencontrer non virtuellement mais dans la vraie vie..non pour parler de nos reculs mais de nos avancées, de nos projets, de nous réunir tout simplement.

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