La règle des cinq secondes (Mel Robins)

Présentation de l’éditeur

Vous avez du mal à prendre des décisions ? Une fâcheuse tendance à la procrastination ? Beaucoup de rêves mais des difficultés à passer à l’action ? Il suffit de 5 secondes pour transformer votre vie ! Utilisée par des milliers de personnes à travers le monde, la règle des 5 secondes va vous permettre de « débloquer » votre cerveau pour déclencher un changement positif de comportement.

Avis personnel

Je dois avouer que j’ai préféré sa conférence Tedx que son livre. Mel Robins se répète beaucoup et semble vouloir remplir les pages. On sent l’esprit américain : suis mes conseils et tu deviendras le meilleur, tu réussiras tout ce que tu entreprends… Mais Mel Robins donne malgré tout de bons conseils que j’ai envie de partager avec toi.

Qu’attendre de la règle des cinq secondes

Mel Robins a un point commun avec moi : nous sommes toutes les deux convaincues qu’il faut comprendre le fonctionnement du cerveau pour se battre efficacement contre une dépression ou un burnout.

Elle nous explique la tendance du cerveau à nous trouver continuellement des excuses pour ne pas engendrer de changements dans notre vie. J’y pensais encore hier, tiens. En ouvrant une porte non habituelle pour laisser sortir mon chat. Il a redressé ses oreilles, alerte, il s’est mis à marcher comme sur des oeufs, prêt à prendre la fuite si nécessaire… C’est évident, le cerveau est fait pour repérer les dangers et il n’aime donc pas l’inconnu.


Par sa fonction, le cerveau vous empêche d’exécuter les actions que nécessite le changement. Le cerveau a peur de tout ce qui est incertain, stressant ou nouveau, et va par conséquent déployer toutes sortes de moyens pour vous persuader de ne rien faire.

L’hésitation envoie un signal de stress à votre cerveau, lequel détecte que quelque chose va mal et se met aussitôt en mode protection. C’est ce qui conduit à l’inaction.

Avant d’entreprendre une action qui nous semble difficile, incertaine ou effrayante, nous hésitons. Cette hésitation, c’est le baiser de la mort. Il ne faut pas hésiter plus qu’une nanoseconde. Cette petite hésitation déclenche un processus mental dont la fonction est de bloquer l’action. Et ce processus de blocage se produit, comme vous l’avez peut-être deviné, en moins de cinq secondes.

La solution est donc toute simple : compter à rebours pour ne pas se donner la possibilité d’inventer des excuses.

Le fait de compter à rebours modifie nos rouages mentaux. Il interrompt la pensée par défaut et lui substitue le « contrôle assertif ». Le décompte détourne des excuses et réoriente l’esprit dans une nouvelle direction.

C’est cela, le courage. Une poussée intérieure. C’est l’impulsion que nous nous donnons quand nous nous révoltons, que nous nous exprimons, que nous nous affichons ou que nous affrontons la peur, l’épreuve et l’incertitude.

Mes extraits préférés

Notre pouvoir

Plus les individus croient que leur vie, leurs actions et leur futur dépendent d’eux-mêmes, plus ils en ont le contrôle et plus ils sont heureux et performants. Or, il n’y a qu’un élément susceptible d’accroître le contrôle de sa vie : la propension à agir. C’est ce que j’appellerai la « poussée ».

Et si je vous disais que rien, dans votre vie ou votre personnalité, n’est jamais fixe ou purement spontané ? Rien ne nous vient naturellement si nous ne nous entraînons pas à le faire venir à nous. C’est pourquoi je dis et répète que nous devons « pratiquer » les actes de courage quotidien. Nous avons la capacité d’améliorer, d’enrichir et de changer tous les aspects de notre vie au moyen de l’action.

Plus nous pratiquons le courage, plus nous nous sentons maîtres de notre vie et plus nous augmentons notre confiance en nous.

L’importance du démarrage réside aussi dans ce que les chercheurs appellent le « principe de progrès », c’est-à-dire le phénomène par lequel tout progrès, aussi infime qu’il soit, accroît la bonne humeur et nous rend plus heureux et plus productifs.

Nos émotions nous guident

Nous aimons croire que nous prenons nos décisions en fonction de la logique ou de nos objectifs, mais ce n’est pas le cas. Selon le neuroscientifique António Damásio, ce sont nos émotions qui dictent nos décisions dans 95 % des cas. Nous sentons avant de penser. Nous sentons avant d’agir. En somme, dit Damásio, « nous ne sommes pas des machines pensantes qui sentent, mais des machines sensibles qui pensent ».

D’un point de vue logique, nous savons ce que nous devons faire, mais ce sont finalement nos émotions qui nous dictent ce que nous allons faire. Vous prenez une décision sans même vous rendre compte que vous la prenez. Les émotions du moment ne concordent presque jamais avec vos objectifs et vos rêves. Si vous n’agissez que lorsque vous en avez envie, vous n’obtiendrez jamais ce que vous voulez. Vous devez apprendre à séparer les émotions que vous ressentez de l’action que vous devez exécuter.

La confiance en soi est une disposition qui s’acquiert avec l’action. Le psychologue social Timothy Wilson reprend l’hypothèse qu’en changeant notre comportement, nous changeons notre perception de nous-mêmes.

La procrastination

La procrastination n’a aucun rapport avec la paresse. C’est un mécanisme que nous activons pour contrer le stress.

Si nous reportons toujours les choses à plus tard, c’est que nous sommes stressés. Stressés non par la tâche à accomplir, mais par des problèmes beaucoup plus profonds : l’argent, les relations et, de manière générale, la vie. Quand nous délaissons notre travail ou nos études pour 15 minutes d’achats en ligne, par exemple, nous évacuons une partie du stress plus général qui nous agite. D’une certaine manière, la procrastination est une boulimie de l’esprit. Quand nous évitons quelque chose qui fait mal, nous nous sentons soulagés. Si, en plus, nous faisons quelque chose qui nous plaît, comme lire les messages sur Facebook ou visionner les dernières vidéos virales, nous nous injectons une dose de dopamine à court terme. Or, plus nous nous adonnons à la procrastination, plus nous perpétuons cette attitude. Le problème qui se pose est alors le suivant : pendant que nous nous injectons ces petites doses de bien-être, les travaux que nous négligeons s’accumulent et enclenchent un nouveau cycle de stress.

Progressez par petites étapes. Accomplissez les tâches que vous évitez par périodes de 15 minutes. Après chaque action de 15 minutes, prenez une pause et pensez à autre chose. Et de grâce, ne vous en voulez pas de vous être saboté jusqu’à présent. Les êtres humains sont ainsi faits.

Conclusion

Mel Robins nous parle aussi d’angoisses et de peurs… Mais ça, ce sera pour un prochain article.

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je ne fais jamais rien à moitié.

2 réflexions sur « La règle des cinq secondes (Mel Robins) »

  1. bonjour, si je comprends bien, on ne doit pas écouter ses émotions pour agir?….bizarre alord que le BO nous enseigne de nous écouter un maximum….c’est ça qui est dur je trouve, doit-on « se forcer » ou doit-on être bienveillante et patiente …? J’aimerai avoir votre opinion sur votre séjour avec Myriam B. Pourriez-vous m’en donner un témoignage par mail svp? berenbor (t) yahoo.fr je vais peut-petre y aller. Merci Bérengère

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