Miracle burnout, le retour

Mes silences (gratitudes, espoirs, craintes, humeur du moment,…)

Après un long moment de silence, je me sens prête à me concentrer à nouveau sur mes progrès. Je n’ai pas envie de dire que je viens de vivre une rechute, je n’ai plus l’impression de « chuter ». Je préfère dorénavant reprendre les termes de Claire Stryde : j’ai goûté au ralentissement de mon corps. La dépression reste bien présente, ne nous mentons pas. Mais j’ai dorénavant conscience que c’est, pour l’instant, le seul frein efficace pour offrir à mon corps le repos dont il a besoin. Les batteries sont à nouveau un peu chargées et je sens donc l’envie de sortir de ma grotte qui grandit. Je sais qu’il va me falloir encore une fois tenter un équilibre entre mon besoin d’action et les limites que le burnout m’impose. Et pour y arriver, je reste convaincue des bienfaits du miracle burnout : se concentrer sur le positif et se lancer des défis raisonnables pour essayer de respecter mes limites actuelles sans pour autant sombrer en dépression.

Lecture et écriture

« La société dans laquelle nous vivons nous offre une multitude de possibilités pour fuir qui nous sommes, pour fuir ce que nous ressentons, pour combler notre vide intérieur. Le prix à payer, c’est que, malheureusement, un jour ou l’autre, nous sommes confrontés à ce vide, à cet aspect factice et le constat est parfois extrêmement douloureux. Il est certain que lorsque vous traversez des états de tristesse, des états de découragement, des états de colère, se forcer à chercher la joie n’est pas la priorité. Il est nécessaire de reconnaître cet état. Ce que nous faisons en nous précipitant dans des activités de fuite, de compensation, c’est que nous recherchons un bien-être, mais à l’extérieur. C’est-à-dire que nous devenons dépendants de quelque chose qui est extérieur à nous. C’est une illusion, l’illusion de notre ego. Cette dépendance nous éloigne de nous, nous éloigne de notre pouvoir intérieur, nous éloigne du bonheur. C’est cela qui nous fait dire, par exemple, je commencerai la méditation quand j’aurai du temps, je pratiquerai la peinture quand je serai à la retraite… Tout dépend de quelque chose d’autre. Que se passe-t-il en réalité lorsque vous agissez ainsi ? Souvent, vous êtes à un moment où vous vous sentez mal. Vous auriez besoin de prendre du temps pour vous, pour retrouver votre équilibre intérieur avec une activité qui vous fait du bien, qui vous passionne… Or vous pensez que c’est quand vous serez bien, que vous vous sentirez équilibré dans votre vie, que vous pourrez vous mettre à cette passion qui vous anime. Ce que vous ne voyez pas, c’est que c’est justement cette passion qui est le chemin vers qui vous êtes, le chemin vers la joie, le chemin vers l’enthousiasme. Votre passion est le moteur de votre être, elle est le chemin vers l’équilibre et le mieux-être. Mais vous faites l’inverse. » (Laurence Luyé-Tanet, Ne crains pas que ta vie prenne fin un jour mais plutôt qu’elle n’ait jamaiscommencé.)

Cet extrait me parle énormément car il traduit un ressenti qui ne me lâche pas : la sensation d’avoir perdu la flamme qui était en moi et, surtout, l’impression qu’il faut attendre des jours meilleurs pour que la flamme reprenne. Mais attendre des jours meilleurs, c’est effectivement faire dépendre ce bien-être de quelque chose d’extérieur. C’est rester passif en attendant que « quelque chose » fasse changer la situation. Non, je pense sincèrement qu’il faut se forcer à raviver cette flamme. Non pas se forcer à faire des choses qu’on n’a pas envie de faire mais plutôt se forcer à faire des choses qui nous font du bien mais pour lesquelles on manque de courage. Courage difficile à trouver lorsque tout demande un effort surhumain. Mais agir donne de l’énergie. C’est un cercle vicieux à transformer en cercle vertueux. Alors fonçons, cherchons la joie, arrangeons-nous pour la sentir en nous un petit peu tous les jours. Même si c’est fatiguant, même si ça demande beaucoup d’efforts… Je suis convaincue que ça nous aidera à retrouver de l’énergie. Et chaque petite dose d’énergie compte, non ?

Mes moments de bonheur (égoïstes ou partagés)

Ce week-end, mon plaisir a été de passer un moment avec ma cousine qui a, tout comme moi, vécu une année tumultueuse. Je fuis toujours un peu les gens mais elle fait partie de ceux avec qui je me sens bien. Et ce moment m’a conforté dans mon besoin de m’entourer de personnes vraies, sincères, ouvertes d’esprits. Elle en fait partie et nous avons passé un moment vraiment agréable.

Prendre soin de soi

Ma séance psy du matin… Bon, j’avoue, je cherche la facilité. 😉 En même temps, c’est « vraiment vrai ». Cet endroit est une bulle d’oxygène pour moi. L’endroit où je peux me poser sans être envahie par les angoisses. L’endroit où je peux être moi, à 100%.

Goût de l’effort

Je vais m’obliger à recommencer en douceur, je dirai donc que mon goût de l’effort de la semaine sera simple : continuer à ranger la cuisine tous les matins + assumer les trajets scolaires tous les jours de la semaine. J’ai tout plein d’idées de défis mais soyons raisonnables, une chose à la fois.

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je ne fais jamais rien à moitié.

2 réflexions sur « Miracle burnout, le retour »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s