Pleinement moi : hypersensible, différent et c’est cool !

Présentation de l’éditeur

Trouver sa place. Savoir qui on est. Ne plus avoir la sensation d’être un extraterrestre. Comprendre ses émotions et ne plus se laisser ensevelir par elles, par les jugements des autres, par ses propres jugements. Ne plus jamais entendre avec douleur et agacement : « T’es vraiment trop sensible ! T’es vraiment bizarre !  » Voilà ce que ce livre vous propose. A vous les personnes atypiques, joyeux occupants du monde merveilleux de la neurodiversité, jolis zèbres à fleur de peau, « dys » en tout genre, Asperger, TDHA et autres troubles… à tous ceux qui ne rentrent pas d’en une case. « Pleinement moi : hypersensible, différent et c’est cool ! présente 10 astuces pour bien vivre sa différence. C’est à la fois un guide pratique et le témoignage de l’auteur qui souhaite permettre à chacun de vivre heureux, tel qu’il est. Livre indispensable pour tous : neuro-atypiques et neuro-typiques, leurs familles, leurs amis, leurs enseignants, et même leur boss !

Avis personnel

Claire Stryde nous décrit, nous les hypersensibles, avec une justesse incroyable. C’est fou ce que je me reconnais dans ce livre. Son autodérision permet de se rendre compte que, finalement, ce n’est pas si grave que ça d’être atypique. Soyons NOUS… Soyons VRAIS !

Extraits préférés

C’est tout à fait ça !

« Nous avons, toi et moi, le don de nous emballer et de rêver. De se faire des films, de ne pas vivre dans la même réalité que les autres. A être en permanence dans l’avion alors que les autres marchent en bas sur la terre ferme. »

« Oui, toute notre vie nous sommes tenus d’être vigilants face au mini-alien qui sommeille en nous, prêt à sauter à la gorge de l’inconscient (dans tous les sens du terme), de celui ou celle qui veut nous contrôler. Alors que, si on sait nous parler et nous mettre en confiance, nous sommes dévoués, loyaux et de vraies machines de guerre en termes de rendement et de production de travail de haute qualité. Oui, nous sommes manipulables. Notre besoin d’amour, de reconnaissance et d’être accepté comme personne « normale » n’est pas notre allié. De la même façon, quand nous recherchons la reconnaissance et l’approbation du détenteur de l’autorité, nous nous soumettons et commençons l’asphyxie interne de nous-même. »

Se rendre malade pour un rien…

« Tu as un mental qui ne s’arrête jamais et qui est le champion de l’auto-dévaluation : « Mais si je lui demande de l’eau, il va penser que j’ai soif. Et il va peut-être se dire que j’en ai déjà pris il y a dix minutes, que franchement j’exagère de le déranger comme ça, que je n’avais qu’à prévoir ou alors que je peux me retenir. Et puis pourquoi j’ai soif comme ça ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui cloche chez moi ? Et puis j’ai lu qu’il ne fallait pas boire pendant les repas. Mais là j’ai soif alors est-ce que je suis censée boire ? Est-ce que je fais ce qu’il faut ? Est-ce que l’autre va penser que je ne devrais pas boire pendant les repas ? Oh non, je sais, je suis diabétique ! C’est sûrement ça ! » Etc, etc, etc. Je caricature à peine. Nous avons cette faculté à tout dramatiser, exagérer, comme si notre vie en dépendait. »

Les moments de solitude… S’extasier tel un gosse pour des futilités et se prendre un flop total en voulant partager ces merveilles avec son entourage…

« Oui je suis restée en extase devant le concept d’une petite cuillère en chocolat (noir en plus !) qui accompagnait un café lors d’un rendez-vous professionnel. Que s’est-il passé dans ma tête ? Voilà un aperçu : « wouah c’est trop bien ce truc ! Une cuillère en chocolat. Double emploi, tu tournes le café avec et en prime tu manges le chocolat. Trop bien ! Il fallait y penser, oh là là, c’est vraiment top cette idée ! ». Bref aperçu. Ça monte crescendo. Je trouve ça formidable. Je manipule ladite cuillère et la regarde dans tous les sens. Et j’ai cet irrépressible besoin de partager cette découverte de folie… dont tout le monde se fout royalement. Ben oui Claire, c’est une cuillère en chocolat. Oui tu peux tourner ton café et oui tu peux la manger aussi. Attitude blasée, aucune excitation face à cette merveille. Ton enthousiasme retombe comme un soufflet sorti du four… plus haut il est monté, plus rapide et basse est sa chute. Dans mon monde (qualifié aussi de bisounours), il y a plein de trucs « trop géniaux » et il y a ce besoin vital de partager ma vision car elle rend la vie belle. Quand le monde de l’individu classique est confronté au mien, la rencontre est difficile. Je veux faire briller les yeux et le cœur de l’autre, il veut juste me « ramener sur terre » face à de l’évidence, du rationnel, du fade. »

Ce cerveau en ébullition, à en oublier de manger…

« C’est alors que nous pouvons adopter un comportement qualifié d’autistique car nous cherchons, cherchons et cherchons encore, ne pensant plus qu’à cela. Oui nous pouvons oublier de manger et oui nous en perdons le sommeil. Nous pouvons considérer ce dernier comme une perte de temps. Nous prenons conscience de tout ce que nous ne savons pas, de tout ce que l’on peut découvrir, changer, améliorer. C’est sans fin ! Nous suivre dans ces moments-là, relève du miracle, y compris entre neuro-atypiques (sauf exceptions). Nous sommes « borderline » très souvent ! Trop souvent ! »

Le caméléon caché en nous…

« Être autre à l’intérieur de soi. Vouloir honorer les codes attendus pour être accepté, aimé. Bien faire, faire bien. A quel prix ? Quelle distorsion, quel clivage, quel grand écart émotionnel se créent ainsi ? Quelle fracture de valeurs est ainsi générée ? On porte des costumes de nous, pensant qu’ils sont « comme il faut ». Tu fais taire tes envies, ta logique, tes idées, ta vision parce que ce n’est pas ce que l’on attend de toi. Tu tentes le rôle délicat et oh combien périlleux du caméléon. Plus tu essaies, plus tu te déchires à l’intérieur, plus tu t‘éloignes de ton essence profonde et originelle. SOIS ! SOIS TOI ! OSE écouter ton cœur. Ta tête ici sera mauvaise conseillère. Elle t’inondera de peurs. Tu penses que si tu n’es pas comme l’autre le veut, il ne t’aimera pas ? Et bien tant mieux ! Parce que si l’autre veut te façonner, ce n’est pas toi qu’il aime, mais l’image qu’il a de toi. »

Le besoin d’être aimé…

« Alors qu’est-ce que c’est qu’aimer pour toi ? C’est tout donner. C’est tout proposer. C’est t’oublier totalement pour que l’autre soit heureux et t’aime en retour. Comment sais-tu que tu es aimé ? Là ça se complique. Tu en doutes tellement souvent. Les mots, les gestes ne suffisent pas toujours. Tu es très exigeant dans la qualité de ce qui t’est donné. Tu en veux toujours plus car tu en fais toujours plus. Rien ne semble apaiser tes craintes. Tu te demandes souvent si tu es quelqu’un de bien à aimer. Et tu attends que l’autre te le prouve chaque jour, voire plusieurs fois par jour. Tel que tu te l’imagines, avec tes codes à toi. La peur te guide et t’étouffe le cœur. Le doute te hante. Comme si un mini-toi te renvoyait en permanence la pire version de toi-même. »

Les blessures d’enfance…

« Ton entourage a souvent du se battre pour te faire accepter avec tes différences et promettre de faire en sorte que tu travailles plus, que tu sois moins insolent, moins rêveur, moins à l’écart, moins violent, plus concentré et tant d’autres choses.

Des espoirs et tant de désespoirs. Des jugements sur leur capacité à élever leurs enfants. Des inquiétudes à en perdre le sommeil sur ton futur. Comment pourrais-tu être heureux si tu ne t’intègres pas, ne t’adaptes pas au système ? »

Et le besoin de sauver la génération suivante pour panser ses propres blessures…

« Je prends conscience que mes élèves (…) avaient une place très très importante dans ma vie. J’étais là pour eux, notamment pour ceux jugés inadaptés, incontrôlables, anormaux… des mini-toi et moi. Tout ce qui comptait, c’était qu’on les laisse être eux et qu’on leur permette de découvrir leur talent et de développer leur potentiel.« 

La petite phrase humoristique qui résume tout (oui, nous avons du mal avec les nuances de gris. Oui, nous pouvons prendre tout à la lettre)…

« Parce que machin tel jour à telle heure il a dit ça donc ça vaut pour toute la vie tu comprends ? »

Toi aussi, tu te reconnais dans ces extraits ? Alors je te conseille vivement ce livre ! 🙂

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je ne fais jamais rien à moitié.

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