11/12 Vaincre le sentiment d’impuissance

J’entame le deuxième jour de ma quatrième semaine du miracle burnout. Pour rappel, celui-ci consiste simplement à :

  • rester conscient de ses limites afin d’éviter les rechutes violentes ;
  • se fixer de petits objectifs quotidiens afin de retrouver un peu de confiance en soi ;
  • se focaliser sur les progrès et non sur les échecs ; 
  • tenir un carnet positif à relire lors des coups de mou.

Silence (réflexion)

C’est un jour sans aujourd’hui. En cause, un bête changement de programme. Mon mari allait chercher les enfants, chouette, pas de trajets prévus au programme. Habitant à une demi-heure de l’école (avec embouteillages,cela devient vite une heure), les journées sans trajets sont une véritable délivrance pour moi… Bref, c’était ma journée off sur laquelle je comptais vraiment pour récupérer un peu d’énergie et tenir le coup les prochains jours. Mais je me retrouve finalement à devoir aller chercher ma-quatorze-ans fin de matinée et trainer dans les environs de son école jusque 13h. Et à mes yeux, c’est le trajet de trop ! Ces dernières semaines ne sont pas faciles. J’ai une bronchite qui m’épuise, j’ai très peu de moments en solitaire et j’ai énormément de trajets quotidiens à gérer. J’ai donc laissé tomber tout ce que je pouvais mettre de côté. Malgré tout, je sens que j’atteins mes limites… Je puise dans mes ressources et mon corps le manifeste : estomac noué, nuque et épaules totalement bloquées,sentiment de stress intense, remontée des angoisses, … Je me sens perdre le contrôle sur mes émotions : à quoi bon se convaincre que la solution est en nous ? Je ne cesse de vivre mes rechutes comme des leçons de vie, j’apprends à canaliser mes ardeurs de l’esprit, à me fixer des objectifs réalisables mais à quoi bon ? Même en me limitant au strict minimum, je m’écroule encore et toujours… Le changement de programme d’aujourd’hui est la goutte de trop qui m’empêche de continuer à me sentir maître de mon corps, de ma maladie,de ma vie…

GOÛT DE L’EFFORT

Pour le moment, je m’efforce (c’est finalement un effort aussi, si, si !) à économiser un maximum l’énergie que j’ai afin de ne pas chuter durant ces semaines difficiles. Mais ma baisse de moral d’aujourd’hui me donne l’impression de m’être encore une fois bercée d’illusions. Je sais que certains n’adhèrent pas à la théorie comme quoi nous sommes responsables (et non coupables !) de notre burnout. C’est pour ma part une théorie à laquelle je m’accroche désespérément car c’est la seule qui me donne du pouvoir sur cette maladie. Et le sentiment d’impuissance me fait sombrer à chaque fois dans une dépression de plusieurs mois. Allez, on respire un bon coup et on se concentre sur ce tsunami émotionnel. On se trompe si souvent dans l’interprétation de nos émotions uniquement parce qu’on ne prend pas le temps de les écouter… Ne pas se laisser submerger … Mais ne pas non plus nier… Écouter, ressentir et analyser…  

Finalement, je sens que ma baisse de moral d’aujourd’hui n’est absolument pas liée à une sensation de rechute. Suis-je à bout au point de ne même pas être capable de faire ce trajet ? Non ! Par contre, si j’arrive à mieux lâcher-prise depuis quelques temps, ne rien faire les jours où je dois préserver mon énergie reste une source d’angoisse. Si ça ne dure que deux-trois jours, tout va bien. Je ressens surtout la fierté d’y arriver. Mais quand cet effort doit persister et que mon manque d’action se ressent dans l’entretien de la maison, l’angoisse prend le dessus. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer. Ce qui me pose problèmes, c’est le retard dans les tâches ménagères qui s’accumule.  J’avais compté sur cette journée off pour me rattraper un peu. Et je sais qu’il me faudra encore patienter plusieurs jours avant d’avoir la possibilité de mettre mes petites cuillères là-dedans. O.K miss, zen, le monde ne va pas s’arrêter de tourner pour autant. Respire !   

LECTURE ET ÉCRITURE

Même si je n’en avais pas du tout conscience en ce début de journée, c’est bien ma réaction à la situation qui a engendrée du stress et non la situation en soi. Dorénavant, je me force à me poser cette question dès que le stress m’envahit : est-ce la situation ou ma réaction à la situation qui me cause le plus de stress en ce moment ? 

MOMENTS DE BONHEUR

Mais oui, finalement, ce trajet imposé a donné lieu à mon petit moment de bonheur partagé : un p’tit resto avec ma fille.

pRENDRE SOIN DE SOI

On peut me donner un zéro pointé, je l’avoue. Par contre, je sens que cette rubrique m’a forcé à me demander ce qu’on entend par prendre soin de soi. Parfois, j’ai envie de rien faire, de glander devant la télé, de jouer à des jeux stupides sur la tablette… mais quand je cède à cette envie, je me retrouve avec un cerveau dans le brouillard durant tout le reste de la journée. Ceci m’a aidé à prendre conscience de la différence entre prendre soin de soi et faire ce dont on a envie. Je peux avoir envie de glandouiller devant la télé, jouer sur la tablette ou encore trier des photos… Toutes ces activités rentrent sans souci dans la case « faire ce que je veux » mais pas dans la case « prendre soin de soi ». Prendre soin de soi, c’est faire des activités dont on n’a même pas nécessairement l’envie (faut se forcer parfois mais on ne le regrette jamais) mais qui fait du bien au corps et à l’esprit : se promener, écrire, manger un plat sain, etc. Il m’aura fallu un an pour le comprendre, bravo ! 😉    

Pour m’aider à mieux prendre soin de moi, j’essaie doucement d’instaurer des petits rituels. Voici ceux qui ne me coûtent plus d’efforts et qui sont donc acquis à mes yeux :

  • Mes cinq minutes de silence
  • Ma séance quotidienne de luminothérapie (vingt minutes) : j’avais déjà hésité de l’acheter l’année passée, mais le prix m’avait fort freiné. Cette année, je me suis lancée et je l’ai acheté. J’ai d’abord téléphoné à cette société belge pour me renseigner. La luminothérapie ne fonctionne pas sur tout le monde. C’est pour cela qu’on est satisfait ou remboursé durant un mois. Je l’ai depuis une semaine et, dès la première séance, je me suis sentie totalement accro à ce petit moment à moi. Pour ceux que ça intéresse, voici le lien : my luminette

Prenez soin de vous ❤


Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je n’en fais jamais rien à moitié.

2 réflexions sur « 11/12 Vaincre le sentiment d’impuissance »

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