Miracle morning

Hal Elrod a eu un accident de voiture très grave il y a près de vingt ans de cela. Mais il s’est redressé et nous motive à changer notre vie, tout comme lui.

Ce livre m’a dérangé à certains moments avec un discours de marketing trop prononcé à mon goût. On se sent limite pigeon face au message principal : 95% des gens sont médiocres mais TOI, toi qui as acheté ce livre (comme des millions d’autres personnes), TOI tu vas faire partie des 5% qui ont réussi à avoir une vie extraordinaire ! Mais si on se détache de ce message, honnêtement, le livre regorge de bons conseils. Un livre ne m’a que trop rarement donné une telle énergie : la motivation de l’auteur est contagieuse !

Il nous explique sa vision du drame : « Malgré mes difficultés à affronter ma nouvelle situation, ne pouvant parfois m’empêcher de me demander pourquoi moi ?, j’ai pris la responsabilité de revenir à la vie. Au lieu de me plaindre du fait que les choses devraient être autrement, je me suis investi dans ce qui était désormais ma vie. J’ai cessé de dépenser de l’énergie à souhaiter autre chose, à rêver que ce malheur ne me soit jamais arrivé, pour tirer à 100 % parti de ce que j’avais. Puisque je ne pouvais changer le passé, je me suis efforcé d’aller de l’avant. (…) En me donnant l’occasion d’être sincèrement reconnaissant de tout ce que j’avais, d’accepter inconditionnellement tout ce que je n’avais pas et d’endosser l’entière responsabilité de créer tout ce que je souhaitais, cet accident de voiture potentiellement désastreux s’est révélé être l’une des meilleures choses qui me soient arrivées ».

Ses paroles me touchent au plus haut point. Car oui, je dois bien l’admettre, je continue à mettre mon énergie à essayer de changer une situation sur laquelle je n’ai pas de prise. Je reste là à vouloir retravailler et à me maudire de ne pas en avoir la capacité. Assez ! Il est temps de me responsabiliser, de retrouver le contrôle de ma vie : je dois avancer en acceptant mes limites du moment !

Trouve la version de ta maladie qui t’anime. 

J’ai la même conviction et je sais qu’elle m’aide à voir la vie positivement et à rebondir après chaque coup bas. Quelle est la raison la plus stimulante que je puisse imaginer à ma maladie ? Un corps qui me pousse dans mes retranchements et me force à affronter mes pires craintes. Oui, tout ceci à un but… m’accepter enfin tel que je suis. Et donner du sens à ce monde car je ne sais avancer qu’en donnant un sens à ma route.


Une aventure dont TU es le héros

Quelle que soit notre situation actuelle, elle est temporaire, ne l’oublions pas. Les phases difficiles sont là pour nous aider à évoluer, à grandir. Prenons plaisir à nous enrichir d’expériences. C’est au fond du gouffre que nous découvrons le plaisir des bonheurs simples et la soif de vivre, la vraie, cet instinct de survie qui nous rend prêts à tout pour renaître de nos cendres.

Mes matinées et moi

Je me sens bête de l’avouer après avoir lu ce livre (comprendra qui le lira 😉 ) mais je ne suis pas du matin. Paradoxalement, je dois bien avouer que je n’aime pas les grasses matinées non plus… Enfin, si, au moment de la grasse mat, oui ! Mais après, je râle toute la journée car je me sens molle, sans énergie.

On ne me retirera pas de la tête que le burnout contient un cercle vicieux dangereux. C’est vrai, notre corps a besoin d’énormément de repos mais ne rien faire fatigue le corps et l’esprit. Mais n’y a-t-il pas un risque de s’enliser dans cette fatigue du corps ? De perdre définitivement cette flamme qui s’anime en nous lorsque nous faisons quelque chose qui a du sens, lorsque nous nous sentons utile ou encore lorsque nous sommes fier d’un effort fourni ? Je garde donc précieusement en tête le quatrième accord Toltèque : fais toujours de ton mieux, ni plus ni moins. Je pense qu’il est important de garder le goût de l’effort, en tenant bien entendu compte de nos limites.   

Hal nous explique aussi que l’esprit a un pouvoir énorme sur le corps, ce que nous ignorons bien trop souvent. Là encore, je me demande à quel point le burnout ne nous assomme pas de nouvelles croyances limitantes (je ne suis plus capable de faire ceci ou cela). Il est en mon sens impossible d’ignorer l’impact qu’a cette maladie sur notre esprit et sur l’estime que nous avons de nous-mêmes. Du coup, tenter des affirmations positives me semble être une bonne idée.

Pourquoi n’exploitons-nous pas tout notre potentiel ?

Hal nous motive : « Sachez clairement ce que vous voulez, conditionnez-vous de façon à être persuadé que c’est possible en vous concentrant dessus et en l’affirmant chaque jour, puis en avançant avec assiduité vers votre vision jusqu’à ce que celle-ci devienne réalité. Vous n’avez rien à craindre, car vous ne pouvez pas échouer – mais seulement apprendre, grandir et devenir meilleur que vous ne l’avez jamais été. Gardez toujours à l’esprit que votre situation dépend de l’être que vous étiez, mais que l’orientation que vous prenez dépend entièrement de l’individu que vous souhaitez devenir, à partir de maintenant. »

Les six life SAVERS

Si l’auteur du livre nous conseille de nous lever plus tôt, ce n’est pas pour subir une heure supplémentaire de stress et d’obligations. Non, cette petite heure est un extra et doit servir à se concentrer sur… le développement personnel. Hal nous propose six activités : 

Conclusion

C’est incroyable à quel point ce livre me donne envie de reprendre ma vie en main. Je ne suis personnellement pas attiré par le succès, mais j’aspire par contre à guérir et ce livre regorge de conseils pour gérer le burnout différemment. Accepter nos limites du moment, voir la maladie comme un apprentissage de la vie, se fixer des petits objectifs afin de se sentir progresser,… Inutile par contre de nous réveiller tôt, la journée nous octroie suffisamment de moments pour mettre tout ceci en place. Il faut s’approprier l’état d’esprit du miracle morning et en faire une petite composition personnelle. Pourquoi ne pas créer un miracle burnout ? Je suis certaine que tout ceci peut nous aider à retrouver un rythme tout doux. J’ai aussi et surtout l’espoir de me sentir moins impuissante face à cette maladie.

C’est décidé, à partir d’aujourd’hui, je démarre mon « miracle burnout » ! Qui me suit ?  

Auteur : hp DYSjonctée

Dys, hp et en burnout sévère... parce que je n’en fais jamais rien à moitié.

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